Bruxelles, 29/08/2012 (Agence Europe) - Une nouvelle session onusienne de négociations informelles sur le climat s'ouvre ce jeudi à Bangkok au niveau des experts (30 août - 5 septembre). De cette nouvelle étape, préparatoire à la prochaine conférence des parties à la Convention cadre des Nations unies sur le Changement climatique (COP 18, Doha, Qatar, en fin d'année), l'Union européenne attend que la plate-forme de Durban pour une action climatique renforcée (établie pour élaborer un nouvel accord climatique mondial à conclure en 2015 pour entrer en vigueur en 2020) rentre dans le vif du sujet après être parvenue, en mai dernier à Bonn, à s'entendre sur son programme de travail. Comme à l'accoutumée, la Commission européenne et la présidence chypriote du Conseil négocieront en binôme pour le compte de l'UE.
Pour l'UE, il importe qu'à Bangkok soient clarifiées les options pour résoudre les questions encore ouverte telles que la durée de la période d'engagement et les règles qui seront d'application, afin qu'elles puissent être finalisées à Doha. L'UE souhaite aussi que davantage de clarté soit apportée sur la manière de mettre fin, à Doha, au groupe de travail sur la coopération à long terme.
La session de Bangkok va s'atteler aux questions suivantes: - l'étendue des engagements de réduction et de limitation des émissions pour l'après-2012 (soit la deuxième période d'engagements du Protocole de Kyoto) et les règles qui encadreront ces réductions dont il convient d'accroître le niveau d'ambition si l'on veut parvenir à maintenir la hausse moyenne des températures en dessous de 2 degrés Celsius ; - la mobilisation du financement promis en faveur des pays en développement (100 milliards de dollars par an à l'horizon 2020) afin de les soutenir dans leurs efforts d'adaptation et d'atténuation ; - les réactions à l'action limitée des États-Unis et du Canada qui ont résolument tourné le dos au Protocole de Kyoto; - les progrès vers un consensus sur un plan de travail pour l'accord global post-2020. (AN)