Bruxelles, 01/08/2012 (Agence Europe) - L'avocat et défenseur des droits de l'homme syrien Haytham al-Maleh a annoncé, mardi 31 juillet, avoir été chargé par une coalition de Syriens indépendants sans affiliation politique de former un gouvernement en exil qui sera basé au Caire. « Nous ne voulons pas nous retrouver dans une situation de vide politique ou administratif », en cas de chute du régime de Bachar El-Assad, a-t-il expliqué, ajoutant que « cette phase nécessite une coopération entre toutes les parties ».
Lundi, l'Armée syrienne libre a présenté un programme de salut national appelant à la formation d'un conseil présidentiel constitué de six personnalités politiques et militaires et qui dirigerait la transition après la chute du régime. De son coté, le Conseil national syrien a annoncé, samedi, qu'il allait discuter avec les groupes présents sur le terrain d'un gouvernement de transition dirigé par une personnalité engagée dans le soulèvement depuis le début.
Démission du plus haut diplomate syrien en poste à Londres. Le chargé d'affaires syrien au Royaume-Uni, Khaled al-Ayoubi, a démissionné de son poste, a annoncé, lundi 30 juillet, le ministère britannique des Affaires étrangères. « M. al-Ayoubi nous a dit qu'il n'est plus disposé à représenter un régime qui a commis de tels actes de violence et d'oppression contre son propre peuple, et est donc incapable de continuer dans sa position », a souligné le porte-parole du ministère.
M. al-Ayoubi était le plus haut diplomate syrien en poste à Londres. « Son départ est un autre coup dur pour le régime d'Assad. Il illustre la répulsion et le désespoir que provoquent les actions du régime parmi les Syriens de tous horizons, à l'intérieur du pays et à l'étranger », a ajouté le porte-parole. Et d'exhorter « les autres personnes autour de Bashar Al-Assad à suivre l'exemple de M. al-Ayoubi, à se dissocier des crimes commis contre le peuple syrien et à soutenir un avenir libre et pacifique pour la Syrie ». (CG)