Bruxelles, 29/05/2012 (Agence Europe) - Les créanciers institutionnels de la Grèce ne se rendront pas à Athènes tant qu'un gouvernement « avec un mandat » et capable de prendre des décisions ne sera pas en place, a indiqué mardi 29 mai le porte-parole du commissaire chargé de l'euro Olli Rehn. Il a espéré que la prochaine mission de la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) aura lieu « la 2ème quinzaine de juin », en tout état de cause après les élections législatives du dimanche 17 juin qui s'avèrent cruciales pour le maintien du pays dans l'Eurozone. Selon le 2ème sauvetage d'Athènes, les autorités grecques doivent adopter 11 milliards d'euros d'économies supplémentaires pour 2012 et 2013.
La Commission n'a pas souhaité commenter les déclarations de la directrice générale du FMI Christine Lagarde qui, en fin de semaine dernière, avait demandé aux Grecs de se montrer solidaires en payant leurs impôts. Le porte-parole de M. Rehn a néanmoins estimé que la lutte contre la fraude fiscale constituait « un élément central » du 2ème programme grec. C'est la raison pour laquelle il est « fondamental » pour intensifier la lutte contre un tel « fléau » que ce programme soit appliqué par le gouvernement qui sortira des prochaines élections, a-t-il ajouté, en rappelant l'action spécifique de la 'task force' de l'UE basée à Athènes.
Vendredi dernier à Ljubljana, le président du Conseil européen M. Van Rompuy a estimé que les plans d'urgence visant à faire face à une sortie de la Grèce de la zone euro ne constituaient « pas une priorité ». Même si « différents scénarios » sont à l'étude, « la première des priorités est de nous assurer que la Grèce demeure dans l'Eurozone », a-t-il souligné. (MB)