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Bulletin Quotidien Europe N° 10616
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) Énergie

La filière pétrolière se plaint de la législation sur le climat

Bruxelles, 16/05/2012 (Agence Europe) - Affectée par la législation de l'UE sur la protection climatique, l'industrie européenne du raffinage réclame une évaluation d'impact.

Les représentants du secteur européen du raffinage pétrolier sont montés au créneau, mardi 15 mai, pour dénoncer, à l'occasion d'une table ronde organisée par l'exécutif européen pour discuter des difficultés rencontrées par la filière, l'impact négatif pour leurs activités, des législations communautaires sur le climat.

Si la Commission a préféré ne pas communiquer sur les résultats de cette table ronde, le commissaire Günther Oettinger a admis la nécessité de garantir la compétitivité d'un secteur qu'il a jugé « essentiel » dans le tissu industriel de l'UE, et convoqué une nouvelle table ronde en novembre prochain, assure l'association de l'industrie pétrolière européenne Europia, dans un communiqué. Également présents, les représentants de 21 États membres ont « largement reconnu une situation difficile » pour l'industrie du raffinage.

Les participants, incluant des représentants de la filière et des élus européens, n'ont pas plaidé pour l'octroi d'aides spécifiques, mais ils ont réclamé une évaluation d'impact des textes législatifs européens sur la protection climatique. « La législation européenne existante - ETS, émissions industrielles, REACH… - a un impact cumulatif qui accroît en substance les coûts d'opération et de capital du secteur du raffinage en Europe (…) Beaucoup de raffineurs non européens n'ont pas le fardeau du coût législatif », a insisté la secrétaire général d'Europia, Isabelle Muller. Les représentants du secteur ont mis en cause la volonté de la commissaire au Climat Connie Hedegaard d'intervenir pour augmenter artificiellement le prix de la tonne de CO2 dans le mécanisme d'échange de quotas d'émissions (ETS), comme la législation sur la qualité des carburants qui, déplorent-ils, décourage l'utilisation des fuels lourds en Europe et limite les choix de bruts pour le raffinage.

L'UE, la Suisse et la Norvège compte 92 raffineries, mais certaines sont arrêtées, comme les quatre du groupe suisse Petroplus, dont des syndicalistes ont manifesté devant le siège de la Commission. (EH)

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