Bruxelles, 02/12/2011 (Agence Europe) - Des représentants de l'industrie automobile se sont réunis à Bruxelles pour deux jours de réflexion sur les politiques européennes de transport. Une délégation a rencontré la Commission européenne dans le cadre d'une réunion du groupe de haut niveau CARS 21. À cette occasion, Greenpeace à manifesté ses craintes de voir l'industrie phagocyter les ambitions européennes de réduction d'émission de carbone.
Sous l'égide de l'ACEA, l'Association des producteurs automobiles européens (ACEA), qui organisait sa conférence annuelle sur les politiques européennes de transport, les leaders des grands groupes automobiles se sont retrouvés à Bruxelles ces 1er et 2 décembre. Le groupe a dans un premier temps interrogé le commissaire européen en charge du transport, Siim Kallas sur les ambitions de décarbonisation du transport énoncées dans le Livre blanc sur le transport publié par la Commission au printemps dernier, jeudi 1er décembre.
Une délégation des directeurs des grandes marques automobiles a ensuite participé mardi 2 décembre à une réunion du groupe de haut niveau CARS 21. L'industrie automobile a donc pu formuler les recommandations du secteur à la Commission à cette occasion, notamment pour que le rôle de l'industrie soit mieux pris en compte dans les politiques européennes, surtout pour sa contribution à l'emploi et à la recherche et au développement. Dans ses conclusions, CARS 21 appuierait la nécessité d'établir des conditions de concurrence égales à l'échelle mondiale, ainsi que l'harmonisation des standards applicables aux véhicules à travers le monde (dans le cadre de l'accord CEE-ONU de 1958). Le groupe travaillerait aussi aux verdissements des véhicules et au déploiement des infrastructures nécessaires.
Mais l'ONG environnementale Greenpeace n'a pas manqué d'organiser une action de sensibilisation à l'égard du rôle que pourrait jouer l'industrie automobile pour affaiblir les positions européennes sur le sujet. Fidèle à son mode opératoire, Greenpeace a organisé une manifestation choc devant les bureaux de l'ACEA sur le thème de Star Wars, en référence à une publicité populaire de l'entreprise Volkswagen. Greenpeace a de la sorte voulu dénoncer l'emprise que les constructeurs automobiles, et d'autres parties prenantes, pourraient avoir sur une législation européenne en préparation diminuant davantage le nombre de grammes de CO2/km émis par les véhicules. (MD)