Bruxelles, 27/06/2011 (Agence Europe) - Des organisations juives européennes, regroupées au sein de « l'Appel à la raison », JCall, lancé il y a un an à Bruxelles, se sont réunies le 19 juin à Paris et ont décidé d'un plan d'action pour la paix au Proche-Orient. L'appel est renouvelé alors que « le blocage total du 'processus de paix' au Proche-Orient et la vague révolutionnaire qui balaye le monde arabe confirment la validité de l'appel lancé le 3 mai 2010 et en rendent le contenu plus urgent que jamais ». Dans cet esprit, JCall « appelle les parties à entamer rapidement des négociations sur les bases internationalement reconnues: les accords d'Oslo, les paramètres du président Clinton de 2000, la feuille de route de 2003 et les principes rappelés en mai 2011 par le président Obama ». Il appelle aussi « la communauté internationale, notamment les États-Unis et l'UE, à mettre en place les conditions à la conclusion rapide d'un accord de paix dont les paramètres sont largement connus depuis longtemps ».
JCall précise son engagement: « Les deux parties, israélienne et palestinienne, ont à faire face à des oppositions internes sérieuses qui les empêchent de prendre les décisions pénibles. Des deux côtés, il ne manque pas d'extrémistes prêts à saboter tout espoir et à relancer l'engrenage de la violence. Les deux peuples sont devenus prisonniers d'un conflit centenaire ».
Pour peser davantage, la décision est prise de « transformer l'appel en un mouvement européen ». JCall est « une initiative autonome de juifs européens qui veulent faire entendre leur voix. Elle n'est liée à aucun mouvement ou parti israélien » et ses fondateurs et membres, dont plusieurs eurodéputés et personnalités juives européennes marquantes, veulent « ouvrir, au sein des communautés juives en Europe, le débat sur l'avenir d'Israël et créer un mouvement d'opinion afin que la raison l'emporte enfin sur les passions ». Ils estiment que « de plus en plus souvent les citoyens juifs européens, en réaction à certaines campagnes qui s'attaquent à l'essence même de l'État d'Israël, ne parviennent plus à les distinguer d'une critique légitime de la politique israélienne, comme on peut en formuler à l'encontre de n'importe quel État. Nous affirmons que la tentation de repli sur soi que ces phénomènes peuvent entraîner est mauvaise conseillère. Par notre engagement, nous voulons montrer qu'il est possible de combattre à la fois les condamnations haineuses et illégitimes d'Israël et la politique de son gouvernement lorsque nous considérons qu'il commet des erreurs ». (F.B.)