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Bulletin Quotidien Europe N° 10391
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/sÛretÉ alimentaire

Eceh, concombres espagnols disculpés, interrogations

Bruxelles, 01/06/2011 (Agence Europe) - Les concombres espagnols n'étaient pas responsables de l'infection de la chaîne alimentaire par la bactére E.coli entero-hémorragique (Eceh) - le STEC de souche O104 à l'origine du syndrome hémolytique et urémique qui, mercredi 1er juin, avait fait déjà 10 morts en Europe: 9 en Allemagne du Nord (sur 1169 cas) et 1 en Suède. La Commission européenne l'a confirmé formellement mardi 31 mai au soir, à l'issue de la réunion du comité permanent de la chaîne alimentaire de l'UE. Mais, de l'aveu même de John Dalli, commissaire européen à la Santé et à la Politique des consommateurs, il faudra encore attendre pour connaître la source de l'infection, les derniers résultats des analyses de tous les échantillons testés en Allemagne et en Espagne n'étant pas encore disponibles. Les concombres andalous et les agriculteurs espagnols, dont les pertes devront être indemnisées, s'en sortent donc la tête haute ; beaucoup moins la communication de l'Allemagne accusée d'avoir indûment incriminé les tubercules hispaniques issus de l'agriculture biologique. Les consommateurs européens, quant à eux, sont toujours inquiets. John Dalli, tout comme les experts des États membres ont tenu toutefois à les rassurer.

« Cette question est une priorité absolue. Nous travaillons main dans la main avec les États membres avec un objectif commun - mettre un terme à cette épidémie dans les meilleurs délais. La suspicion des autorités allemande n'a pas été confirmée par les tests disponibles jusqu'à présent. Bien que les tests effectués sur les échantillons se soient révélés positifs à l'E.coli, ils n'ont pas confirmé la présence de la souche spécifique responsable de l'infection humaine. Nous attendons les résultats des tests espagnols sur des échantillons prélevés dans le sol et les stocks. Une fois connus les résultats des échantillons prélevés en Allemagne, ce sera plus clair », a déclaré le commissaire, en « pressant tous les États membres, et en particulier l'Allemagne d'accroître leurs efforts » pour identifier la source de la contamination. Le commissaire espérait pouvoir disposer des résultats des tests mercredi soir, tard, soit jeudi.

Le commissaire a démenti qu'il y ait eu une quelconque erreur de communication de l'Allemagne puisque la première analyse indiquait que les concombres suspectés « pouvaient être la source » et aucune déclaration n'a été faite pour inciter les consommateurs à « ne pas manger les concombres d'Espagne ». Le système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RAFF) n'est pas non plus en cause. « Nous avons un excellent système. Mais tout peut s'améliorer. Ce n'est pas un problème de traçabilité des produits». La difficulté ne tient pas, selon lui, aux tests dont les résultats sont disponibles sous 48 heures, mais « bien à la nécessité d'interroger les gens sur ce qu'ils ont mangé et où, il y a quinze jours, et d'analyser de façon approfondie ». Pour l'organisation des producteurs agricoles italiens, Coldiretti, « vraies ou fausses, les alertes alimentaires au cours des dix dernières années ont coûté 5 milliards d'euros ». (A.N.)

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