Bruxelles, 01/06/2011 (Agence Europe) - Le transfert de Ratko Mladic au Tribunal pénal international sur l'ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye, mardi 31 mai, a été salué par Catherine Ashton qui y voit un « moment important pour la réconciliation dans la région et pour la justice internationale ». Le procès contre l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité (notamment pour le massacre de Sebrenica), « contribuera à découvrir la vérité et permettra de rendre justice aux victimes et à leur familles », a estimé la Haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères dans un communiqué. Pour les eurodéputés verts Franziska Brantner (allemande) et Ulrike Lunacek (autrichienne), l'extradition de Mladic vers La Haye constitue une preuve supplémentaire « que le gouvernement serbe a rompu avec le passé » et permet à la Serbie de se rapprocher « un peu plus de l'obtention du statut de pays candidat » à l'adhésion à l'UE, estiment-elles. Il n'en demeure pas moins que la pleine et entière coopération avec le TPIY n'est pas la seule condition restante à remplir par Belgrade pour satisfaire aux critères requis pour devenir pays candidat. « La Serbie doit encore démontrer dans d'autres domaines qu'elle est prête pour l'Europe », soulignent Mmes Brantner et Lunacek qui regrettent, par exemple, que Belgrade ait « boycotté » la réunion des dirigeants d'Europe centrale et orientale avec le président américain Barack Obama la semaine dernière à Varsovie en raison de la présence de la présidente du Kosovo, Atifete Jahjaga. « Une telle attitude n'est certainement pas compatible avec le statut de pays candidat », estiment les deux eurodéputés qui appellent à la « normalisation » des relations entre la Serbie et le Kosovo. La Commission donnera son «avis » sur la demande d'adhésion de la Serbie en octobre. En cas de recommandation positive (très probable), le Conseil européen pourrait décider avant la fin de l'année d'accorder au pays le statut de pays candidat. (H.B.)