Bruxelles, 20/05/2011 (Agence Europe) - Les ministres de l'UE chargés de l'Aménagement du territoire ont approuvé, jeudi 19 mai lors de leur réunion informelle à Gödöllö, la stratégie d'aménagement du territoire de l'UE valable jusqu'en 2020. Présentée par la présidence hongroise de l'UE, cette stratégie jette les bases d'une nouvelle politique régionale.
Tamás Fellegi, ministre hongrois du Développement national, s'est félicité de l'accueil réservé par les ministres à cette version révisée de l'agenda territorial de 2007, demandée à la Hongrie en 2009 par les États membres. « Nos expériences relatives au réexamen du premier agenda territorial en 2007 et les leçons tirées par les États membres ont prouvé que, si l'on veut renforcer la cohésion territoriale, il faut plus d'action, non par la définition de nouveaux objectifs mais par une adaptation minutieuse de celles qui existaient déjà, et de leur niveau pour des mesures opérationnelles », a déclaré Tamás Fellegi.
Ce réexamen était nécessaire vu les nombreux défis auxquels sont confrontés les États membres. En outre, la cohésion territoriale est devenue un objectif de l'Union, au même titre que la cohésion économique et sociale depuis l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, souligne le ministre dans un communiqué. Le nouvel agenda territorial est adapté à la stratégie UE 2020, qui reflète les conclusions du 5ème rapport sur la cohésion de la Commission et ouvre de nouveaux horizons en matière territoriale et de développement intégré, a ajouté M. Fellegi. Le but de la présidence hongroise est de pouvoir développer les régions et les secteurs en fonction de leurs spécificités afin d'accroître leurs chances de réussite, a conclu Tamás Fellegi.
Mercedes Bresso, présidente du Comité des Régions (CdR), a mis en exergue les points qu'elle estimait essentiels: (1) l'objectif de cohésion territoriale doit: se traduire concrètement dans la conception et la mise en œuvre des politiques majeures européennes. Cela signifie qu'il faut recourir de manière plus systématique à des analyses d'impact territorial ; - se retrouver dans la nouvelle structure de la politique de cohésion comme un axe prioritaire ou comme un sous-objectif afin de mieux soutenir les régions à spécificités territoriales (îles, montagnes, etc.) et pour financer des projets s'inscrivant dans des démarches territoriales infrarégionales ; (2) il faut que des indicateurs complémentaires soient utilisés, afin de mieux refléter les problèmes spécifiques de cohésion sociale et territoriale (disparités infrarégionales, inégalités de revenus, etc.) ; (3) les programmes transnationaux doivent venir en appui aux stratégies macro-régionales existantes ; (4) le GECT (groupement européen de coopération territoriale) est un instrument précieux pour faciliter les coopérations, notamment transfrontalières. Il doit être soutenu, simplifié et développé. (G.B.)