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Bulletin Quotidien Europe N° 10365
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/syrie

Les 27 envisagent des sanctions contre Damas

Bruxelles, 26/04/2011 (Agence Europe) - Au lendemain de l'intervention meurtrière de l'armée syrienne dans la ville de Deraa qui a fait des dizaines de morts parmi les manifestants, l'UE était apparemment, mardi 26 avril, en train de préparer des sanctions contre le régime du président Bachar el-Assad. Catherine Ashton, la « patronne » du service européen pour l'action extérieure (SEAE), était en consultation avec les États membres pour voir quelles « mesures supplémentaires » pourraient être prises par l'UE pour réagir aux massacres des derniers jours. Une porte-parole de Mme Ashton n'a pas voulu confirmer qu'il s'agisse de sanctions « mais c'est évidemment une option », a-t-elle dit. Au cas où il y aurait accord entre les 27 sur des sanctions - par exemple une interdiction de visa pour les responsables de la répression et/ou le gel de leurs avoirs en Europe - « ces mesures pourraient être prises très rapidement », explique un diplomate.

Plus tôt dans la journée de mardi, le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, avait confirmé que le Londres travaillait avec l'ONU et des pays membres de l'UE dans le but d'adresser « un message fort » au régime syrien afin qu'il cesse la répression sanglante contre les manifestants. « Le Royaume-Uni travaille de manière intensive avec ses partenaires internationaux afin de convaincre les autorités syriennes de mettre un terme à la violence et de respecter les droits de l'homme », a-t-il dit. Le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et le Portugal ont fait circuler au sein du Conseil de sécurité un projet de condamnation de Damas, ont aussi indiqué des diplomates. Rome et Paris se sont également dit « préoccupés » par la situation en Syrie et ont appelé mardi le régime du président Bachar el-Assad à « arrêter la répression violente (…) et à mettre en oeuvre les réformes annoncées », a déclaré le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi à l'issue du sommet franco-italien avec le président français Nicolas Sarkozy à Rome (voir autres nouvelles). M. Sarkozy a qualifié pour sa part la situation en Syrie d' « inacceptable ». « On n'envoie pas face à des manifestants des chars, l'armée », a-t-il souligné lors de sa conférence de presse avec M. Berlusconi. L'eurodéputé allemand Michael Gahler (PPE) a demandé que les États membres et l'UE rappellent leurs ambassadeurs de Syrie et adoptent des « sanctions ciblées » contre les dirigeants du régime. (H.B.)

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