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Bulletin Quotidien Europe N° 10294
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) pe/tunisie

Mission parlementaire européenne à Tunis fin janvier

Bruxelles, 14/01/2011 (Agence Europe) - Une délégation de membres du sous-comité des droits de l'homme se rendra à Tunis du 26 au 28 janvier. Ils seront probablement accompagnés par des membres de la délégation Maghreb du Parlement européen.

Dans l'attente, Daniel Cohn-Bendit, co-président du Groupe des Verts/ALE, a demandé, mercredi, dans un communiqué, « l'inscription d'un débat sur la situation en Tunisie lors de la session plénière du 17 au 20 janvier 2011 » et y réclame la présence de Mme Ashton et du commissaire Füle. Il « déplore vivement » que l'UE « ne soit pas à la hauteur de la violence des réactions tunisiennes et fasse une fois de plus la démonstration de son incapacité à développer une véritable politique étrangère cohérente et efficace vis-à-vis de ses partenaires ». Il demande « aux socialistes ainsi qu'à tous ceux qui ont soutenu le président Ben Ali dans sa lutte contre l'intégrisme de revenir sur terre et d'avoir quelques secondes de lucidité sur la personne de Ben Ali qui n'est autre que le meilleur fomenteur de l'intégrisme ». Et « en réaction aux graves et massives violations des droits et libertés fondamentales commises par les forces de l'ordre en Tunisie, (…) il demande l'ouverture d'une commission d'enquête internationale indépendante, la suspension immédiate des négociations d'un statut avancé UE-Tunisie et la convocation d'urgence d'un Conseil d'Association UE-Tunisie ».

De son côté, le groupe socialiste (S&D) a « condamné fermement » (mardi) « les tirs à balles réelles contre les manifestants en Tunisie et appelle le président Ben Ali, à donner l'ordre à la police et à l'armée de respecter les libertés fondamentales de tous les citoyens et d'arrêter de tirer contre les gens ». Pour le groupe, « affronter les manifestants par des tirs à balles réelles (…) est une réaction disproportionnée et incompréhensible, qui va à l'encontre du droit international et du respect des droits de l'Homme », a indiqué le président du groupe S&D Martin Schulz pour qui « le traitement de la situation explosive ne peut être que politique ».

Abdessalem Hetira, ambassadeur de Tunisie pour la Belgique, interrogé par la radio locale RTBF, « ne pense pas que le régime de Zine el-Abidine Ben Ali soit en train de vaciller ». Il explique, selon la radio, que la « situation explosive dans son pays (résulte d'une) entreprise de 'stigmatisation' de la Tunisie à l'œuvre en Europe. L'apaisement est en cours », selon lui. Selon la RTBF, « il avance que 'la crise est passée par là' ». « Nous sommes un pays dont l'économie est ancrée à celle de l'Europe, et donc nous avons ce problème, mais il est passager ». Pour le reste, il a expliqué au micro: « Les suicides, ça arrive tous les jours. S'immoler, c'est spectaculaire et c'est vraiment dommage ». (F.B.).

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