Bruxelles, 14/01/2011 (Agence Europe) - Bientôt au terme de son mandat, le coordinateur européen pour le projet d'interconnexion des champs éoliens offshore en mers du Nord et Baltique, l'Allemand Georg Wilhelm Adamovitsch, fait part de progrès mitigés dans son dernier rapport annuel.
Présentant les travaux de son groupe de travail devant la commission de l'énergie du Parlement européen, jeudi 13 janvier, M. Adamovitsch a déploré le désengagement de la présidence suédoise, lors de son exercice à l'automne 2009, de l'initiative sur le potentiel éolien offshore en mer Baltique entre l'Allemagne, le Danemark et la Suède. Un « désastre », selon lui, car l'initiative aurait pu apporter des réponses techniques importantes au projet d'interconnexion des champs éoliens offshore en mer du Nord. S'il a aussi pointé du doigt le manque d'interconnexion avec la Norvège, M. Adamovitsch a en revanche salué l'engagement, via la signature en décembre dernier d'un accord de coopération entre dix États pour le réseau éolien offshore des mers du Nord (mer du Nord, Manche, mers Celtique et d'Irlande). L'Allemagne, la Belgique, le Danemark, la France, l'Irlande, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède et la Norvège travailleront ensemble, avec un calendrier précis, pour coordonner les investissements qui seront réalisés en faveur de ces interconnexions. L'accord implique les régulateurs nationaux de l'énergie, l'Agence de coopération des régulateurs (ACER) ainsi que les gestionnaires de réseaux de transport regroupés dans ENTSO-E. Les dix pays impliqués devront trouver des solutions aux difficultés techniques et administratives intervenant dans le cadre de la planification de ce réseau de transport d'énergie et de son utilisation.
M. Adamovitsch a par ailleurs alimenté le débat en cours sur le paquet infrastructures énergétiques, en pointant du doigt les lacunes actuelles - recours insuffisant aux compétences de l'UE pour le développement des réseaux, interventionnisme insuffisant au regard d'objectifs climatiques ambitieux - et en proposant des idées, comme celle d'une réflexion sur l'aspect des régulateurs dans la prise de décision, celle de la mise en place d'une structure consultative auprès de la BCE pour les projets énergétiques pour plus de transparence, ou encore celle de donner dans certains cas la priorité aux projets d'interconnexion bloqués par des dispositions du droit européen, comme les directives habitat et protection de la nature. (E.H.)