Bruxelles, 07/09/2010 (Agence Europe) - À l'issue d'un entretien bilatéral avec le ministre polonais de l'Économie Waldemar Pawlak, en marge du Conseil Énergie informel lundi 6 septembre, le commissaire européen à l'Énergie, Günther Oettinger, s'est dit confiant quant à l'issue de l'accord entre la Pologne et la Russie sur la prolongation jusqu'en 2037 des fournitures de gaz russe et son transit. La Commission européenne avait émis des réserves sur la validité du contrat gazier entre les énergéticiens polonais PGNiG et russe Gazprom au regard de la législation communautaire. Ses doutes portaient en grande partie sur la firme EuRoPol Gaz, propriété des énergéticiens russe Gazprom et polonais PGNiG à hauteur de 48% chacun, et gestionnaire du tronçon polonais du gazoduc Iamal, qui achemine du gaz sibérien en Europe, la Commission voulant en effet s'assurer que d'autres opérateurs gaziers pourront avoir accès au gazoduc et à des tarifs équitables. Les doutes de la Commission portaient aussi sur les faibles capacités d'inversion des flux dans les raccordements du gazoduc à la frontière polonaise, et sur le manque de transparence des tarifs du gestionnaire de réseau gazier Gaz-System, propriété de PGNiG. Par la voix de sa porte-parole, Marlene Holzer, M. Oettinger s'est dit « confiant qu'une bonne solution puisse être trouvée qui satisfasse la Pologne, l'UE et la Russie, et qui soit conforme à la législation européenne ». Aux termes du nouvel accord, Gazprom et PGNiG restructureront EuRoPol Gaz afin qu'ils détiennent chacun 50% du capital d'EuRoPol Gaz. Un conflit avait éclaté en 2006 lorsque la partie polonaise avait pris la décision d'augmenter le tarif du transit gazier sur son tronçon du pipeline Iamal-Europe, augmentation à laquelle s'était opposé Gazprom, qui paie le transit. À l'été 2008, Gazprom et PGNiG ont engagé une procédure de règlement à l'amiable. En 2009, la firme polonaise a proposé de porter à 50% la participation de Gazprom dans EuRoPol Gaz et de clore le litige sur le tarif du transit. (E.H.)