Bruxelles, 07/09/2010 (Agence Europe) - La question de la construction d'un réseau européen de l'énergie moderne et intégré était au centre des travaux de la deuxième journée du Conseil Énergie informel sous Présidence belge, mardi 7 septembre. Axés sur deux thèmes, d'une part les lacunes réglementaires qui freinent l'intégration des marchés et maintiennent leur fragmentation en l'absence d'interconnexions suffisantes, en particulier en Europe centrale et orientale, d'autre part les sources de financement des projets d'infrastructure énergétique, les discussions ministérielles devraient apporter une contribution significative aux travaux de la Commission européenne en vue du prochain paquet législatif sur les infrastructure énergétiques, promis désormais pour le printemps prochain au plus tard par le commissaire européen à l'Énergie Günther Oettinger. Parmi les Vingt-sept se généralise une prise de conscience que la modernisation des infrastructures constitue un défi majeur pour l'UE. « Nous avons une bonne discussion sur le paquet infrastructures et sur leur financement. Il faut rénover le réseau en Europe, il faut le moderniser parce que par endroits il est très obsolète, il faut renforcer les interconnexions entre les marchés nationaux, et veiller à ce que les énergies renouvelables intégrées dans le réseau soit compatible. Tout cela nécessitera des investissements massifs. Nous avons discuté sur les méthodologies appropriées, sur comment simplifier les procédures, et nous avons essayé d'examiner où trouver les sources de financement public et privé », a résumé le ministre belge de l'Energie et président du Conseil, Paul Magnette. Le commissaire à l'Energie, lui, est déterminé à relever cet immense défi. « Mon objectif est la mise en place dans les 20 prochaines années d'une infrastructure de qualité, avec une capacité suffisamment dense pour le gaz et l'électricité. Je veux que cette infrastructure soit au même niveau que l'espace aérien commun, les réseaux autoroutier et ferroviaire. Il y a beaucoup à faire. Il faut aussi prendre en compte la part des renouvelables et nos objectifs de concurrence. Mais pour atteindre nos objectifs (climatique et de sécurité énergétique, NDLR), l'essentiel c'est l'infrastructure », a insisté M. Oettinger. (E.H.)