Bruxelles, 03/06/2010 (Agence Europe) - La réunion des ministres de l'Énergie des 43 pays de l'espace euroméditerranéen, qui devait avoir lieu mercredi 2 juin au Caire, a été purement et simplement annulée sur demande égyptienne. Ce pays assure la co-présidence de l'UpM (Union pour la Méditerranée) parallèlement à la France. Les délégués des pays participants ont dû attendre la dernière minute en désespérant de ne pas recevoir la lettre d'invitation formelle à participer à une réunion programmée de longue date et pour la préparation de laquelle des experts s'étaient déjà mis en contact. Aucun texte de déclaration commune n'a circulé avant la réunion, ce qui montre qu'il n'y a pu y avoir de divergences sur un contenu ou même sur des formulations qui pouvaient avoir un lien avec les territoires palestiniens, comme ce fut le cas lors des précédentes réunions sectorielles. C'est, semble-t-il, selon les suppositions émises sans certitude, le climat général au Proche-Orient qui a motivé la demande de report. D'autres délégués y voient aussi le signe d'un affaiblissement du contenu des diverses coopérations sectorielles (eau, tourisme, agriculture, culture, etc.), à l'heure des restrictions budgétaires prévisibles en cette période de crise, et de la mise en place laborieuse des structures de l'UpM. L'Espagne avait pourtant misé sur un consensus qui devait ressortir de la rencontre du Caire sur l'énergie portant sur l'amorce d'un processus d' « intégration physique, avec interconnexions électriques entre le nord et le sud de la Méditerranée, pour transporter les éventuels excédents d'électricité », avait indiqué à Valence début mai le secrétaire d'État espagnol à l'Énergie, Pedro Marín, au cours d'une réunion sur les perspectives communes sur les énergies renouvelables.
Sur le secrétariat de l'UpM, suite à nos écrits d'hier, il est précisé depuis Paris et Barcelone que les personnalités actuellement en place (notamment deux diplomates, un Marocain et un Égyptien) ne le sont qu'à titre intérimaire et demeurent mises à disposition par leurs propres pays. La décision finale sur la désignation d'un directeur de cabinet (poste réclamé par la France) comme sur celles des différents niveaux de la hiérarchie administrative et technique ne seront connues que lorsqu'auront été mises au point les règles et procédures internes et, surtout, dès la mise à disposition d'un budget. La seule fonction devenue formelle, depuis le 28 mai, est celle du secrétaire général. (F.B.)