Bruxelles, 25/05/2010 (Agence Europe) - Les deux co-présidences de l'UpM (Union pour la Méditerranée), la France et l'Égypte, ainsi que l'Espagne, présidente en exercice du Conseil des ministres de l'UE ont réuni, dimanche 23 mai au Caire, leurs trois ministres des Affaires étrangères pour évaluer la situation après le report du « sommet » fixé initialement au 7 juin mais reporté à novembre prochain.
L'Espagnol Miguel Ángel Moratinos, l'Égyptien Ahmed Aboul Gheit et le Français Bernard Kouchner ont affirmé leur volonté de poursuivre la préparation de ce sommet, en dépit des obstacles que constitue la situation politique dans la région. La Présidence espagnole affirme que les trois pays ont « serré les rangs » pour défendre l'« importance et la transcendance » de l'UpM. Les trois ministres ont souligné que le report du sommet est dû à la volonté de lui « garantir une réussite totale ». Rappelons que le premier « sommet », en 2005, à Barcelone, pour célébrer les dix ans du dialogue euroméditerranéen avait été un échec mémorable. M. Moratinos espère faire du prochain « sommet » un évènement important en célébrant le 15ème anniversaire de ce processus.
Les ministres ont insisté sur le fait que la décision du report a été prise surtout pour donner une opportunité aux négociations indirectes entamées depuis le 9 mai entre Palestiniens et Israéliens, avec l'aide des États-Unis.
Tenir le sommet de l'UpM au début de ce processus « aurait été trop tôt », a affirmé M. Kouchner, cité par le service de presse espagnol. « L'UpM a été créée pour résoudre les crises, non pas pour les déclencher », a déclaré, pour sa part, le ministre espagnol Moratinos, lors d'une conférence de presse au Caire, imputant à la situation au Proche-Orient la décision du report. (F.B.)