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Bulletin Quotidien Europe N° 10144
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/transport

Le secteur ferroviaire demande une meilleure prise en compte de ses capacités de transport

Bruxelles, 21/05/2010 (Agence Europe) - Sorti intact de la crise dite « du volcan », le secteur ferroviaire a rajouté sa voix dans le débat actuel sur l'avenir de la politique européenne de transport. Dans un communiqué publié mercredi 19 mai, le patron de la Communauté des chemins de fer européens (CER), Johannes Ludewig, a proposé que le rail devienne le principal moyen de transport des passagers sur les liaisons régionales et à longue distance. Il a appelé les dirigeants européens à un soutien plus fort pour réaliser cet objectif. « Si l'Europe établit ses priorités aujourd'hui, le rail peut devenir, prochainement, le principal choix des passagers sur les distances allant jusqu'aux 1000 kilomètres », a estimé M. Ludewig. Et d'ajouter: « Nous savons où le système devrait être amélioré, mais nous insistons sur le fait qu'une interopérabilité plus grande et l'amélioration des corridors ferroviaires demandent un engagement politique de longue haleine ». Dans le même communiqué, publié au lendemain d'un débat au Parlement européen sur les conséquences des perturbations du trafic aérien causées par l'éruption du volcan Eyjafjallajokull, la CER a mis en avant que la réponse du rail était efficace. « Les chemins de fer ont réagi d'une manière déterminée et efficace à la crise du nuage des cendres volcaniques » et ont offert aux passagers « une solution de transport fiable et sécurisée », a précisé M. Ludewig. Participant au débat, le commissaire aux Transports, Siim Kallas, s'est pourtant montré plus réservé que la CER et un grand nombre de députés sur les capacités actuelles des chemins de fer européens. « Il y avait des trains supplémentaires, mais l'information sur (leur) disponibilité, les horaires et sur d'autres choses reste, jusqu'à présent, très pauvre », a-t-il dit en ajoutant que l'une des principales priorités de la Commission serait d'assurer une meilleure information en la matière. En cas de crise dans l'aviation, l'acheminement des passagers « est entre les mains des compagnies aériennes », a précisé le commissaire. Mais il a ajouté qu'il était très important que d'autres moyens de transports soient pris en compte dès le stade de la planification des plans d'urgence développés par chaque compagnie aérienne. (A.By.)

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