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Bulletin Quotidien Europe N° 10144
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/omc/doha

Pour Washington, l'issue du round dépend des émergents

Bruxelles, 21/05/2010 (Agence Europe) - Le succès ou l'échec du round de Doha dépend désormais des grands pays émergents. Tel est le message adressé le 10 mai dernier par le nouvel ambassadeur américain à l'OMC, qui a toutefois assuré que les États-Unis sont prêts à négocier pour conclure les négociations multilatérales lancées en 2001. « Je suis prêt à négocier, avec le plein soutien de mon gouvernement, pour conclure un accord ambitieux et équilibré », a déclaré Michael Punke, lors d'une rencontre avec la presse à Genève. L'issue du round dépend, selon lui, d'une « question simple », savoir si « les grands pays émergents, la Chine, l'Inde, le Brésil, qui se développent rapidement, vont prendre leurs responsabilités », car le monde a changé depuis 2001, et les négociations doivent, selon lui, « refléter » le poids des économies émergentes. Parmi les secteurs où des progrès sont nécessaires figurent, aux yeux de Washington, les produits chimiques et les biens électroniques dans le volet industriel. M. Punke souhaite aussi que les flexibilités demandées dans le domaine agricole ne créent pas des entraves à l'accès au marché et que des progrès soient réalisés dans le domaine des services. « Le round est pour l'instant déséquilibré », a affirmé l'ambassadeur américain, notant aussi que les deux tiers des droits de douane récoltés dans les pays émergents sont payés par d'autres pays en développement. Sur le dossier du coton, M. Punke a précisé que des concessions américaines dépendront des modalités d'un accord général sur l'agriculture, et notamment de « l'accès au marché chinois ». Le responsable américain a aussi rejeté les craintes que l'élection de mi-mandat en novembre aux États-Unis pourrait constituer un obstacle à des progrès dans les négociations. Enfin, M. Punke a souligné l'importance de changer de méthode et d'abandonner « les échéances arbitraires » pour « travailler dur dans des formats multiples » à géométrie variable, et de manière plus pragmatique. Les négociations bilatérales, en particulier au sein du groupe des cinq (États-Unis, UE, Chine, Brésil, Inde), sont, dans ce contexte, cruciales pour un accord. (E.H.)

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