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Bulletin Quotidien Europe N° 10142
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) pe/Éducation

L'apprentissage de nouvelles compétences est primordial pour s'adapter aux demandes de plus en plus exigeantes du marché du travail

Bruxelles, 19/05/2010 (Agence Europe) - Dans un rapport de Maria Badia i Cutchet (S&D, espagnole) adopté, mardi 18 mai, à main levée, le Parlement européen appelle à des réformes et davantage d'investissements dans l'enseignement supérieur. Intitulé « Compétences clés dans un monde en mutation: mise en œuvre du programme de travail Éducation et Formation 2010 », le rapport met l'accent sur l'apprentissage de nouvelles compétences, en particulier dans le domaine des technologies de l'information et de la communication (TIC), les liens entre le monde de l'éducation et le monde du travail, la mobilité, l'apprentissage tout au long de la vie, la reconnaissance de la formation non formelle et informelle et la lutte contre l'exclusion sociale.

Les députés rejoignent les propositions de la Commission européenne selon laquelle au moins 40% des gens âgés entre 30 et 34 ans devraient avoir un diplôme de niveau universitaire ou équivalent, afin de rencontrer les besoins d'une société et d'un marché du travail en complète évolution. Par ailleurs, les enfants devraient dès leur plus jeune âge être familiarisés avec les TIC et développer au fil des années leurs compétences en matière de nouvelles technologies. Les liens entre les universités, les écoles supérieures et les entreprises devraient être développés et davantage de programmes universitaires devraient proposer des stages en entreprises. La mobilité des étudiants et des professeurs ne devrait pas être entravée par des obstacles d'ordre financier ou liée à des problèmes de reconnaissance des diplômes, soulignent encore les députés qui, afin de faciliter la mobilité, préconisent l'apprentissage d'une langue étrangère dès le plus jeune âge. En ce qui concerne l'apprentissage tout au long de la vie, celui-ci doit être davantage développé pour permettre aux gens de mettre à jour leurs compétences. Ainsi, la participation des adultes à des programmes d'apprentissage tout au long de la vie devrait passer de 12,5% actuellement à 15% d'ici 2020. Les députés exhortent également les universités à mettre en place des programmes qui facilitent un retour aux études pour les adultes. La participation active des jeunes dans le suivi et l'organisation de leurs études est également vivement conseillée de même que le resserrement des liens entre professeurs et étudiants. Par ailleurs, les jeunes issus de familles pauvres ou moins aisées devraient pouvoir accéder aux études supérieures et ne pas être exclus par manque de moyens. « Les institutions d'enseignement supérieur devraient devenir plus ouvertes aux étudiants non traditionnels, aux étudiants avec des besoins spéciaux et aux groupes défavorisés », soulignent les députés qui sont, par ailleurs, très préoccupés par le chômage croissant des jeunes. L'éducation ne doit pas, non plus, être à la source de discriminations raciales: les besoins particuliers des jeunes issus de l'immigration doivent être pris en compte et ils doivent recevoir un enseignement qui leur permette de se familiariser avec l'environnement éducationnel, social et linguistique du pays hôte. Enfin, les députés constatent que les femmes sont toujours sous-représentées dans les matières scientifiques (32% seulement) et prônent dès lors une orientation scolaire qui ne soit pas dictée par des stéréotypes. (I.L.)

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