Bruxelles, 07/05/2010 (Agence Europe) - Le Fonds européen d'ajustement à la mondialisation (FEM) va intervenir à hauteur de 8.548.732 euros pour aider 2157 travailleurs du secteur de la construction en Espagne et à hauteur de 2.570.853 euros pour aider 598 travailleurs d'une cristallerie irlandaise afin que ces travailleurs puissent retrouver un emploi. Ces demandes vont être à présent transmises au Parlement européen et au Conseil de l'UE pour accord.
Espagne: les demandes de l'Espagne concernent, d'une part, 2425 licenciements intervenus dans 181 PME de production de céramique de construction de la Communauté de Valence et, d'autre part, 587 licenciements intervenus dans 66 entreprises de la charpenterie et de la menuiserie dans la region de Castille-La-Manche. Il s'agit de deux des secteurs les plus durement touchés par la crise économique et financière du fait du ralentissement de la construction, sur le marché intérieur espagnol comme sur les marchés d'exportation. Ces licenciements ont d'énormes répercussions, explique la Commission qui précise que l'intervention du FEM est destinée à faciliter le retour à l'emploi des 2157 licenciés les plus défavorisés. Les mesures d'accompagnement revêtiront la forme de services d'orientation professionnelle, d'aide à la recherche intensive d'emploi, de soutien à l'esprit d'entreprise et à la création d'entreprises, de diverses formations et cours de recyclage, d'ateliers de formation en alternance ainsi que de mesures d'incitation à la participation et au reclassement externe et d'allocations de mobilité. Le montant total du dispositif d'aide devrait atteindre 13.151.900 euros, que l'UE est invitée à financer à hauteur de 8.548.735 euros via le FEM, précise la Commission.
Irlande: la demande de l'Irlande concerne au total 653 licenciements dont 627 chez Waterford Crystal et 26 chez trois des fournisseurs de la cristallerie. L'aide bénéficiera aux 598 licenciés les plus défavorisés. Ces licenciements sont une conséquence du placement de Waterford Crystal en redressement judiciaire, en janvier 2009. Dans un contexte de crise économique et financière, explique la Commission, la demande de biens non essentiels s'est effondrée et la société n'a pu lever le capital dont elle avait besoin ni trouver acquéreur, de sorte qu'elle est tombée en faillite. Les mesures d'aide consisteront en des services d'orientation professionnelle et d'aide à la création d'entreprises, ainsi que diverses formations, dont des études supérieures, et en indemnités et subventions de formation. Le montant total du dispositif d'aide devrait atteindre 3.955.159 euros que l'UE est invitée à financer à hauteur de 2.570.853 euros via le FEM. (G.B.)