Bruxelles, 30/04/2010 (Agence Europe) - Les pourparlers sur le programme multi-annuel qui devrait permettre le versement de l'aide financière à la Grèce sont sur le point d'aboutir. « La fin est en vue », a répété vendredi 30 avril le porte-parole du commissaire Olli Rehn, alors que plusieurs sources ont évoqué la possibilité de conclure vendredi ou samedi. Une réunion des ministres des Finances de la zone euro a en tout cas été convoquée par le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, et sera organisée dimanche 2 mai à Bruxelles (16h00) pour examiner le plan d'aide. La suite des opérations devrait consister à réunir les chefs d'État ou de gouvernement de la zone euro pour un ultime aval, le 7 mai, au soir du dernier examen, par le parlement allemand, de la législation autorisant le versement de la contribution de Berlin.
Par ailleurs, rien n'a été confirmé officiellement sur le contenu même du programme. Pour l'instant, le montant de l'aide a été évalué à 45 milliards d'euros pour la première année seulement (30 milliards de prêts bilatéraux des pays de la zone euro et 15 milliards prêtés par le FMI). Sur trois ans, l'enveloppe pourrait atteindre 120 milliards d'euros, et, pour en bénéficier, la Grèce se prépare à des mesures supplémentaires d'austérité. Il en va de « la survie de la nation », a justifié vendredi 30 avril le Premier ministre George Papandreou. « Les mesures que nous devons prendre, qui sont des mesures économiques, sont nécessaires à la protection de notre pays, de notre avenir, pour que nous soyons capables de nous relever », a-t-il déclaré devant le parlement grec. Pour réduire le déficit public de 10 à 11 points de pourcentage sur trois ans, un plan d'austérité d'environ 24 milliards serait prévu, indiquait le Financial Times dans son édition du même jour. Cela passerait par un gel des salaires et des recrutements pendant trois ans dans le secteur public, une suppression des 13ème et 14ème mois de salaire des fonctionnaires, une hausse de l'âge moyen de départ à la retraite, des privatisations d'entreprises publiques et un relèvement de la fiscalité sur la consommation. (A.B.)