Bruxelles, 22/04/2010 (Agence Europe) - Grâce à un appui de 225 millions d'euros provenant du Mécanisme de financement du partage des risques (MFPR) de l'UE, créé par la Commission européenne et la Banque européenne d'investissement (BEI), l'Europe lancera en 2012 un satellite de télécommunications innovant. La mission Alphasat est une entreprise commune de l'Agence spatiale européenne (ESA) et d'Inmarsat Plc, une société britannique spécialisée dans les communications par satellite. Un accord concernant ce projet a été signé jeudi 22 avril à Bruxelles par Philippe Maystadt, président de la BEI, et Perry Melton, directeur général d'Inmarsat, en présence de Máire Geoghegan Quinn, commissaire européenne chargée de la Recherche, de l'Innovation et de la Science, et de Magali Vaissiere, directrice des télécommunications et des applications intégrées de l'ESA.
Le prototype Alphasat sera le premier satellite à bénéficier d'une plate-forme de nouvelle génération mise au point par l'ESA et le CNES (Centre national d'études spatiales, France). Il permettra à des zones reculées d'Europe, d'Afrique et du Moyen-Orient d'accéder aux services de communication de données et de communication vocale à grande vitesse. Les utilisateurs mobiles du secteur maritime, aéronautique et terrestre pourront en faire usage dans toutes sortes de situations, et il facilitera notamment le travail des services médicaux et des services d'urgence. Les organismes de recherche disposeront d'un libre accès à Alphasat. Dans un premier temps, celui-ci hébergera quatre applications développées par plusieurs universités, entreprises et organisations spatiales européennes s'occupant de recherche aéronautique, terrestre et maritime.
La BEI accorde à Inmarsat un crédit de 225 millions d'euros en vue de la construction et du lancement de ce satellite, dont le coût devrait atteindre quelque 598 millions d'euros. Ce crédit provient du MFPR géré conjointement par la Commission européenne et la BEI, qui bénéficie du soutien financier du 7ème programme-cadre de recherche de l'UE (1 milliard d'euros) et de ressources propres de la BEI (1 milliard d'euros). La contribution de l'ESA, qui représente environ 230 millions d'euros, réside dans la mise à disposition de la plate-forme Alphabus.
Le MFPR facilite l'accès des entreprises privées ou des organismes publics au financement de la recherche, du développement et de l'innovation. Il couvre des projets dont l'ambition et la complexité entravent le financement par des sources privées, malgré l'importance de leurs retombées potentielles en termes de croissance économique, de création d'emplois, de compétitivité et de progrès social. (O.L.)