Bruxelles, 12/03/2010 (Agence Europe) - Dans une résolution commune aux groupes S&D, ADLE et Verts/ALE, approuvée jeudi 11 mars par 444 voix pour, 88 contre et 32 abstentions en plénière à Strasbourg, le Parlement européen salue le plan, proposé en octobre 2009 par la Commission européenne (EUROPE n° 9993), pour financer la stratégie de développement des technologies énergétiques propres et durables (SET-Plan), destinées à réaliser les objectifs climatiques de l'UE à l'horizon 2020. Le Parlement convient de la nécessité d'augmenter de façon substantielle les investissements publics et privés dans le développement des technologies propres afin d'accélérer leur développement, leur déploiement, performant sur le plan des coûts, et leur application dans les 10 prochaines années. Aussi juge-t-il que les besoins en matière de financement pour la mise en œuvre du SET-plan ne peuvent être couverts que si des ressources publiques et privées supplémentaires sont mises à disposition, et que sa crédibilité se voit renforcée par l'allocation de ressources supplémentaires en provenance du budget de l'UE. Le Parlement considère qu'un financement adéquat pour un montant total d'au moins 2 milliards d'euros par an du budget de l'UE doit être garanti pour soutenir les technologies énergétiques à faible teneur en carbone. Dans ce contexte, il appelle la Commission et les États membres à fixer d'urgence un calendrier de financement pour les ressources qu'ils engageront afin de garantir que les fonds commencent à être versés en 2010. Le Conseil et la Commission sont aussi invités à mettre à profit les débats sur l'examen à mi-parcours des perspectives financières actuelles et futures pour mettre les budgets de l'UE en adéquation avec ses priorités politiques. Par ailleurs, le Parlement juge nécessaire d'utiliser rapidement les 300 millions d'euros de quotas communautaires réservés au titre de la réserve pour les nouveaux entrants du système d'échange de quotas d'émissions pour encourager le piégeage et le stockage du carbone et les sources d'énergie renouvelables novatrices. La BEI est quant à elle invitée à accorder une priorité adéquate aux projets qui renforceront de manière réaliste la viabilité de la démonstration de technologies propres, comme le développement de réseaux intelligents et de micro-installations hydrauliques. Enfin, le Parlement souligne la nécessité, dans la prochaine décennie, d'élargir la capacité de R&D de l'UE et de stimuler l'éducation et la formation complémentaires pour fournir, en quantité et en qualité, les ressources humaines nécessaires. La Commission devrait pour sa part créer des conditions et un cadre réglementaire favorables aux partenariats publics-privés mais aussi s'assurer que les fabricants de technologies propres peuvent solliciter directement des financements au titre du SET-Plan. Les PME étant un moteur essentiel du développement de nombreuses technologies énergétiques propres et durables, leur accès aux subventions et prêts publics doit être facilité. (E.H.)