Bruxelles, 11/03/2010 (Agence Europe) - Le Parlement européen a adopté par 474 voix pour, 7 contre et 50 abstentions, jeudi 11 mars à Strasbourg, une résolution sur la catastrophe naturelle majeure dans la région autonome de Madère et les conséquences de la tempête Xynthia en Europe. Le Parlement estime « impératif d'établir de nouvelles règles pour l'attribution du Fonds de solidarité, afin d'apporter des réponses plus souples et plus efficaces aux problèmes liés aux catastrophes naturelles ».
Le Parlement invite la Commission et les États membres à soutenir les personnes touchées par les conséquences économiques et sociales de la catastrophe. Il invite en outre la Commission à: (1) prendre sans tarder toutes les mesures nécessaires pour mobiliser le Fonds de solidarité de l'UE de la manière la plus urgente et la plus souple possible, dès que les gouvernements des pays concernés auront présenté leurs demandes respectives ; (2) adopter une attitude ouverte et souple en ce qui concerne les négociations avec les autorités sur la révision des programmes opérationnels régionaux INTERVIR + (Fonds européen de développement régional /FEDER) et RUMOS (Fonds social européen/FSE) et de leurs équivalents français, ainsi que la section relative à Madère figurant dans le programme thématique de valorisation du territoire, qui est financé par le Fonds de cohésion ; (3) procéder à cette révision dès que possible et analyser la possibilité d'augmenter, en 2010, le taux de financement communautaire pour des projets spécifiques réalisés dans le cadre des programmes opérationnels respectifs, conformément aux règles et plafonds prévus par le règlement général sur les Fonds structurels 2007-2013 et ce sans remettre en cause l'enveloppe annuelle allouée aux États membres en question. Ce point a fait l'objet de demandes de tous les intervenants en plénière. Par ailleurs, le Parlement invite les États membres et les régions concernées à mettre en place des plans de restauration et de réhabilitation des zones touchées, et à se pencher sur la nécessité d'investir à long terme dans des actions visant à prévenir ces catastrophes et à limiter les dégâts qu'elles occasionnent.
Deux amendements ont été adoptés et introduits dans la résolution: (1) le premier, du groupe des Verts/ALE, précise que les autorités nationales, régionales devraient s'attacher prioritairement à la mise en place de politiques de prévention efficaces et être plus attentives à l'existence d'une législation et de pratiques adéquates en matière « de programmes de reboisement », d'affectation des sols, de gestion de l'eau et de gestion efficace des risques, en ce qui concerne entre autres la construction urbaine sur le front de mer et la réalisation de digues, ainsi que dans les domaines de l'agriculture et de la sylviculture ; (2) le second, du groupe GUE/NGL, « insiste sur la nécessité de traduire en mesures les recommandations du Livre blanc sur l'adaptation au changement climatique et de passer résolument à l'acte pour que l'adaptation au changement climatique devienne une réalité au sein de l'UE ». (G.B.)