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Bulletin Quotidien Europe N° 10066
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/jai

Washington demande l'aide de l'UE pour fermer Guantanamo

Bruxelles, 28/01/2010 (Agence Europe) - Les États-Unis ne désespèrent pas et comptent bien sur le soutien de l'Europe pour fermer le centre de détention de Guantanamo. « Notre message à nos amis européens est: finissons ce que nous avons commencé ensemble », a indiqué, mercredi 27 janvier, Daniel Fried, l'envoyé spécial du président américain pour la fermeture de ce site. « Je pense que Guantanamo fermera d'ici à la fin du premier mandat du président Obama », en janvier 2013, a-t-il indiqué, à quelques journalistes, à Bruxelles. Il faut fermer Guantanamo « aussi vite que nous pouvons », a-t-il renchéri, précisant toutefois que « tout ce qui concerne Guantanamo est dur ». Le responsable américain a remercié les gouvernements de l'UE pour leur aide « très utile ». « Je ne suis pas déçu par le soutien que nous avons eu jusqu'à présent car ce n'est pas facile », a-t-il ajouté. Et d'insister: Américains et Européens ont déjà « fait beaucoup ensemble pour fermer Guantanamo » mais « il reste beaucoup à faire ». Il a rappelé que le centre accueillait 240 détenus quand Barack Obama a pris ses fonctions en janvier 2009. La prison compte aujourd'hui 192 détenus, dont une majorité de Yéménites. Au total, 48 détenus ont donc quitté Guantanamo depuis le printemps dernier, 24 étant rapatriés dans leur pays d'origine. Les vingt-quatre autres ont été envoyés dans des pays tiers: France (2), Belgique (1), Irlande (2), Italie (2 pour être jugés), Hongrie (1), Portugal (2), Slovaquie (3), Suisse (1), Palau (6), Bermudes (4). « Nous négocions actuellement avec un certain nombre de gouvernements, comme l'Espagne qui a indiqué qu'elle prendrait un nombre significatif de détenus », a souligné M. Fried. « D'autres pays européens sont en train d'envisager de nous aider de la même manière », a-t-il dit. « Les gouvernements de ces pays devraient parler avec les pays qui ont déjà accepté d'ex-détenus », a-t-il expliqué, jugeant néanmoins « naturel que les Européens prennent leur temps ». Lors de son passage à Bruxelles, M. Fried a rencontré le coordinateur de l'UE contre le terrorisme, Gilles de Kerchove, et le président du Parlement européen, Jerzy Buzek. Il a aussi assisté à une réunion du COPS - le Comité politique et de sécurité de l'UE - lors de laquelle il a demandé aux pays qui ont déjà accepté des détenus « d'envisager d'en prendre encore un » et à ceux qui n'en ont pas accueilli, « d'envisager d'en prendre ». (B.C.)

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