Bruxelles, 16/11/2009 (Agence Europe) - Même si l'ordre du jour provisoire du Conseil européen des 10/11 décembre, discuté lundi 16 novembre par le Conseil Affaires générales, ne mentionne pas encore le sujet « Élargissement », il n'est pas exclu que les chefs d'État et de gouvernement puissent être sollicités dès le mois prochain à donner leur accord à l'ouverture des négociations d'adhésion avec l'Islande. La Présidence suédoise, très favorable à l'entrée rapide de l'Islande dans l'UE, voudrait obtenir le feu vert du Conseil européen sur l'ouverture des pourparlers d'adhésion avant la fin de l'année « mais cela dépendra en premier lieu de la question de savoir si la Commission européenne sera en mesure de nous livrer son avis déjà avant le sommet de décembre », nous indique une source bien informée de la Présidence suédoise.
À la Commission, où les services travaillent d'arrache-pied sur l'avis, on n'exclut pas que le texte pourrait être prêt pour début décembre. Le gouvernement islandais a répondu au questionnaire que lui avait soumis le commissaire à l'Élargissement, Olli Rehn, en septembre ; ces réponses sont en train d'être analysés par les services de la Commission. « Il n'est pas exclu que l'avis soit prêt pour le Conseil européen » de décembre, « cela est dans le domaine du possible », nous a dit lundi le porte-parole de M. Rehn. Personne ne doute que l'avis de la Commission sera positif mais l'aval de tous les États membres sera nécessaire pour donner le coup d'envoi aux négociations d'adhésion (en matière d'élargissement, l'unanimité est requise au Conseil). La candidature islandaise avancerait alors à une vitesse record car la demande d'adhésion n'a été déposée qu'en juillet dernier. Quelques jours plus tard, le 27 juillet, le Conseil avait déjà invité la Commission à préparer son avis. Habituellement, la préparation de l'avis dure environ un an « mais le fait que l'Islande applique déjà deux-tiers de l'acquis communautaire nous permet d'aller plus vite qu'avec d'autres candidats », explique-t-on à la Commission où l'on insiste cependant sur le fait que « l'analyse est faite avec la même rigueur que pour tout autre pays candidat ». (H.B.)