Bruxelles, 05/11/2009 (Agence Europe) - Pour continuer à améliorer l'accès de leurs populations à l'énergie et tirer davantage parti de leur potentiel en énergies propres, les 78 États ACP (Afrique/Caraïbe/Pacifique), liés à l'Union européenne par l'accord de Cotonou, pourront compter sur un nouvel apport de 200 millions d'euros de leurs partenaires européens.
Cette dotation financière a été annoncée, mercredi 4 novembre à Bruxelles, lors du lancement de la deuxième phase de la Facilité ACP-UE pour l'énergie, financée par le 10ème Fonds européen de Développement (FED) pour la période 2009-2013. Une conférence organisée par la Commission européenne sur le bilan et les perspectives de la Facilité en a fourni l'occasion. Deux études de cas - la conversion de la biomasse en énergie électrique en République dominicaine et l'approvisionnement en énergie renouvelable des petits villages de Vanuatu - ont illustré le succès de la première phase d'un instrument créé en juin 2005 pour mettre en œuvre l'initiative de l'UE en faveur de l'énergie pour l'éradication de la pauvreté et le développement durable.
« Pour un véritable développement économique et social des pays les plus pauvres du monde, il faut un accès à des services énergétiques fiables. La Facilité pour l'énergie contribuera à la réalisation de cet objectif tout en favorisant une meilleure efficacité énergétique et des solutions énergétiques propres, deux éléments essentiels au moment où les pays en développement se rallient, eux aussi, à la cause de la lutte contre le changement climatique », a commenté Karel De Gucht, commissaire européen au Développement et à l'Aide humanitaire.
La nouvelle Facilité pour l'énergie cofinancera des projets destinés à améliorer l'accès des populations rurales pauvres des pays ACP à des services énergétiques de meilleure qualité. Dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, elle accordera la priorité aux projets favorisant l'utilisation de sources d'énergie renouvelables comme les systèmes solaires, les parcs éoliens, l'énergie hydraulique, la biomasse (biocarburant et biogaz) et les systèmes géothermiques ainsi que l'efficacité énergétique dans les bâtiments publics et privés. Elle financera aussi des opérations en faveur de la bonne gouvernance et du renforcement des capacités dans le secteur de l'énergie aux niveaux local, national et régional.
Le cofinancement s'effectuera via des appels à propositions - le premier sera lancé dans le courant du mois de novembre - et deux nouveaux instruments: un mécanisme de mise en commun faisant intervenir des institutions de financement et le secteur privé, et une aide financière pour la bonne gouvernance énergétique allouée au titre de la « Facilité de dialogue et de partenariat ».
Au cours de la première phase, près de 7 millions de personnes ont bénéficié de 74 projets cofinancés à hauteur de 196 millions d'euros (le coût total des projets était de 430 millions). La Facilité pour l'énergie a également recueilli plus de 230 millions d'euros cofinancés par les secteurs public et privé. (A.N.)