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Bulletin Quotidien Europe N° 10010
CONSEIL EUROPÉEN / (eu) conseil europÉen

Un nouveau sommet à la mi-novembre pour décider des nominations pour les « postes » prévus par le Traité de Lisbonne

Bruxelles, 30/10/2009 (Agence Europe) - À la demande expresse de la Présidence suédoise, qui veut attendre que l'acte de ratification du Traité de Lisbonne soit signé par le président tchèque avant d'agir sur ce dossier sensible, le Conseil européen n'a pas évoqué formellement, vendredi 30 octobre à Bruxelles, les nominations à faire pour les différents postes prévus par le nouveau traité. Dès que le sort du Traité de Lisbonne sera définitivement scellé à Prague, probablement dès la semaine prochaine, le président en exercice du Conseil européen, Fredrik Reinfeldt, devrait convoquer un sommet extraordinaire (un dîner) à Bruxelles, si possible entre le 12 et le 18 novembre, pour désigner le président stable du Conseil européen et le Haut représentant de l'UE pour les affaires étrangères.

Le dîner des chefs devrait aussi permettre aux dirigeants de clore la liste des commissaires européens désignés pour former la nouvelle Commission présidée par José Manuel Barroso. En coulisses, les noms des candidats (réels et potentiels), les critères de sélection et l'approche à suivre ont évidemment fait l'objet de débats animés. Ainsi, le président français Nicolas Sarkozy a annoncé devant la presse que la France et l'Allemagne se sont mises d'accord pour soutenir « le même candidat » à la présidence du Conseil européen, sans toutefois indiquer si la décision était déjà prise ou pas. Angela Merkel, la chancelière allemande, a aussi refusé de faire le moindre commentaire à ce sujet.

Jan Peter Balkenende, le Premier ministre néerlandais qui est très souvent cité comme possible candidat de compromis à la présidence du Conseil européen, a répété vendredi qu'il n'était « pas candidat ». Interrogé par des journalistes sur ce qu'il répondrait si la Présidence suédoise lui annonçait que son nom avait été avancé durant ces consultations, le Premier ministre néerlandais a répondu: « Je leur dirais que je ne suis pas candidat ». Concernant le profil du candidat idéal pour ce poste, M. Balkenende a expliqué qu'il était important que le futur président de l'UE « comprenne bien l'équilibre et le fonctionnement des institutions de l'UE, le Parlement, le Conseil des ministres et la Commission ».

Le gouvernement néerlandais préférerait que Jan Peter Balkenende, pressenti comme candidat au poste de président de l'Union européenne, reste Premier ministre aux Pays-Bas, a affirmé, vendredi 30 octobre, le ministre des Finances néerlandais, Wouter Bos, cité par l'AFP. « Je pense parler au nom de tout le gouvernement quand je dis que nous préférons poursuivre avec cette équipe », a déclaré M. Bos à la presse, à l'issue du Conseil des ministres à La Haye. Le groupe parlementaire CDA à la chambre basse du parlement néerlandais n'est pas favorable non plus au départ de M. Balkenende pour l'Europe, a indiqué le même jour sa vice-présidente, Liesbeth Spies, sur une radio privée néerlandaise, rapporte l'AFP.

Jean-Claude Juncker, le Premier ministre luxembourgeois qui a signalé cette semaine sa disponibilité, a laissé entendre devant des journalistes que sa sortie (ou sa quasi-candidature) était nécessaire pour faire barrage à Tony Blair. « Si j'avais dit 'non', si j'avais dit que ne suis pas intéressé (par une éventuelle candidature), alors Downing Street et Westminster auraient immédiatement allumé des cierges », a dit M. Juncker. La presse a demandé aussi à Fredrik Reinfeldt, le Premier ministre suédois, s'il ne voulait pas se porter candidat au plus haut poste de l'UE. Il y aura des élections législatives en Suède en septembre 2010 « et pour rien au monde je ne les raterai », a répondu M. Reinfeldt.

Et Tony Blair ? Le Premier ministre britannique Gordon Brown a répété qu'à son avis, il serait le « candidat idéal » et un « excellent président ». Mais M. Brown a aussi reconnu que « beaucoup d'autres candidats » se lanceront dans la course. Quant à David Miliband, le ministre britannique des Affaires étrangères, qui est l'un des favoris pour le poste de Haut représentant au cas où la candidature de M. Blair serait écartée, il a répété vendredi sa phrase type des derniers jours: « Je ne suis pas un candidat, je ne suis pas disponible ». (H.B.)

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