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Bulletin Quotidien Europe N° 10010
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/emploi

Les mesures proposées par Cecilia Malmström pour mettre en place une nouvelle stratégie pour la croissance et l'emploi - La bonne gouvernance, élément essentiel, selon Vladimir Spidla

Bruxelles, 30/10/2009 (Agence Europe) - À l'occasion de la conférence pré-sommet du Comité économique et social européen (CESE) sur « la stratégie de Lisbonne post 2010 - une voie pour sortir de la crise » qui s'est tenue jeudi 29 octobre à Bruxelles sous la présidence de Mario Sepi, la ministre suédoise des Affaires européennes, Cecilia Malmström, a décliné un ensemble de pistes à concrétiser pour contrecarrer les effets des changements climatiques et de la crise financière et leurs conséquences sur l'emploi. Tout comme le président du Conseil, Fredrik Reinfeldt, plus tard dans la journée (EUROPE n°10009), Cecilia Malmström a demandé de formuler «un mandat européen clair et un accord international » à Copenhague sur la question du changement climatique et de « faire de l'économie une économie éco-efficiente, c'est-à-dire sobre en carbone ». « Si on est à la pointe de ces progrès, nous serons non seulement gagnants mais aussi à la pointe de ces technologies », a déclaré Mme Malmström.

Notant que la crise économique a également montré les faiblesses de la stratégie de Lisbonne, la ministre a estimé qu'« il faut faire mieux et de manière plus intelligente ! ». La grande faiblesse de la stratégie de Lisbonne, ce sont les failles de sa mise en œuvre. C'est pourquoi, Cecilia Malmström insiste sur la nécessité de « créer un cadre commun », dans lequel États membres et acteurs régionaux et locaux ainsi que les partenaires sociaux travaillent de concert. Les décisions politiques prises à Bruxelles doivent transparaître aux niveaux local et régional, d'où l'importance d'une bonne gouvernance.

Le grand débat sur la nouvelle stratégie pour la croissance et l'emploi se tiendra lors du Sommet de printemps de Madrid en mars 2010. Cette stratégie (qui, espère Mme Malmström, aura un nom descriptif et non pas une dénomination telle que stratégie de Madrid, en référence à la dénomination stratégie de Lisbonne) « doit devenir une stratégie de longue durée et ne doit pas seulement gérer une crise momentanée ». Mettant en garde contre les velléités protectionnistes « qui ne nous aideront pas », Cecilia Malmström a appelé « à procéder à une réforme urgente pour faire face aux changements mondiaux », à savoir: il faut: - pour l'emploi, renforcer notre compétitivité mondiale ; - revoir notre croissance économique qui doit être éco-efficiente ; - tenir compte du vieillissement démographique ; - mettre en place la directive services ; -mieux légiférer pour éviter les doublons ;
- créer un climat favorable aux emplois ; - donner aux personnes une éducation et une formation pour l'avenir ;
- mettre l'accent sur l'égalité des genres.

En conclusion, Cecilia Malmström a affirmé: « La stratégie de Lisbonne, c'est agir, c'est une référence économique pour des marchés ouverts qui fonctionnent, c'est un climat dynamique, c'est renforcer la cohésion dans notre société. Il faut défendre la dimension sociale de cette stratégie, c'est-à-dire la croissance, les emplois et les personnes âgées ». Elle a assuré que « les Présidences suédoise et espagnole de l'UE travaillent main dans la main », que le gouvernement espagnol est en mesure de mener à bien ce travail et de mettre en place cette nouvelle stratégie.

Pour le commissaire aux Affaires sociales, à l'Emploi et à l'Égalité des chances, Vladimir Spidla, « une des clés de la réussite de la stratégie 2020, celle qui fera suite à la stratégie de Lisbonne, sera son 'ownership' ». La contribution du CESE sera « majeure » car, a précisé M. Spidla, le Comité est habitué à donner « des contributions éclairantes » sur la stratégie de Lisbonne et celle des conseils économiques et sociaux nationaux mettra en exergue « le rôle essentiel que la société civile organisée joue, tant au plan européen que national, dans le cadre du principe d'appropriation de Lisbonne ». Et de conclure: « Nous avons plusieurs fois indiqué que la bonne gouvernance de cette stratégie est fondamentale ». (G.B.)

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