Bruxelles, 09/10/2009 (Agence Europe) - Fin septembre, les États membres de l'UE ont pu prendre connaissance d'un rapport préparatoire concernant la création future d'un système d'entrée/sortie dont l'objectif est d'enregistrer automatiquement le lieu et la date d'entrée et de sortie des ressortissants de pays tiers admis pour un court séjour dans l'espace Schengen. Les données de ce rapport ont pu être compilées grâce à l'organisation d'un exercice grandeur nature qui a eu lieu du 31 août au 6 septembre 2009. Les données collectées durant l'exercice ont porté sur trois catégories différentes de voyageurs (les citoyens de l'UE et les personnes bénéficiant de la liberté de circulation, les ressortissants de pays tiers non sujets à l'obligation de visa et celles soumises à une obligation de visa) empruntant les frontières terrestres, maritimes et aériennes. Les 25 pays membres de l'espace Schengen, ainsi que Chypre, la Bulgarie et la Roumanie ont participé à cet exercice (ces deux derniers pays font l'objet de statistiques séparées). Le nombre total d'entrées et de sorties enregistrées en une semaine était de 12 907 581. Sur ce nombre, 9 312 665 étaient des citoyens de l'UE ou des personnes bénéficiant de la liberté de circulation, 2 130 256 étaient des ressortissants de pays tiers non soumis à l'obligation de visa et 1 464 660 étaient des ressortissants de pays tiers détenteurs d'un visa. Le nombre d'entrées et de sorties comptabilisées aux différentes frontières étaient de 1 101 677 (mer), 5 035 709 (terre) et 6 770 195 (air). Les pays ayant enregistré les plus grands nombres d'entrées et de sorties toutes catégories confondues sont l'Espagne (3 229 490), suivie de la France (1 841 413) et de la Bulgarie (1 414 238). Les pays ayant constaté moins de transit de voyageurs à leurs frontières étaient le Luxembourg (8627) et l'Islande (15787). Ces chiffres doivent notamment permettre à la Commission européenne d'envisager la taille de la base de données répertoriant les entrées et sorties de l'espace Schengen. Ce travail vise également à préparer la présentation, sous la future présidence belge (second semestre 2010), d'une proposition législative dans ce domaine. La création de ce système devrait coïncider avec le lancement du Système d'information sur les visas (VIS) afin de fonctionner à partir des données collectées par ce dernier. La principale valeur ajoutée d'un système européen d'enregistrement d'entrée/sortie est de lutter contre le dépassement des périodes de visa, principale cause de l'immigration clandestine dans l'Union. (B.C.)