Bruxelles, 27/08/2009 (Agence Europe) - À la veille du retrait du marché communautaire, le 1er septembre prochain, des ampoules traditionnelles à incandescence, l'ANEC et le BEUC, respectivement le porte-parole des consommateurs européens dans la normalisation et le Bureau européen des Unions de consommateurs, saluent cette « disparition programmée » (EUROPE n° 9864) qui, non seulement profitera financièrement aux consommateurs mais contribuera aussi à améliorer l'efficacité énergétique en réduisant leur consommation d'énergie. Les ampoules à basse consommation, appelées fluo-compactes, consomment jusqu'à 80% d'énergie en moins et ont une durée de vie 8 à 15 fois plus longue que les ampoules à incandescence ; leur prix plus élevé est, en outre, largement compensé par leur moindre consommation d'énergie (les ampoules fluo-compactes permettront à un foyer moyen d'économiser 166 euros par an sur leur facture d'électricité), rappellent les deux organisations. L'ANEC et le BEUC avertissent toutefois des inconvénients pour les consommateurs du retrait du marché des ampoules classiques. Déplorant que le règlement adopté mi-mars par la Commission européenne ne réponde pas aux besoins des consommateurs qui doivent utiliser les lampes à incandescence pour des raisons de santé telles que la sensibilité à la lumière ou des allergies cutanées, l'ANEC et le BEUC demandent à la Commission de prendre des mesures immédiates pour que les personnes concernées puissent continuer à acheter les ampoules classiques en attendant que des technologies alternatives appropriées soient disponibles. Soulignant aussi des préoccupations au regard des risques pour la santé liés au taux élevé de mercure dans les nouvelles ampoules, l'ANEC et le BEUC demandent aussi à la Commission d'agir au plus vite afin de réduire les seuils limites de mercure et de mettre en place un meilleur système de recyclage. (E.H.)