Bruxelles, 03/06/2009 (Agence Europe) - Les représentants des vingt-sept États membres de l'UE au comité spécial agriculture (CSA) se sont réunis lundi 1er juin à Brno, en République tchèque, pour discuter de la dernière communication de la Commission européenne sur les produits de qualité (EUROPE n° 9910). La Présidence tchèque espère amener les ministres européens de l'Agriculture à adopter des conclusions sur ce thème lors de leur prochaine réunion en Conseil, lundi 22 et mardi 23 juin à Luxembourg. Le CSA discutera à nouveau de ce dossier lors de sa réunion de lundi 8 juin.
Les experts du CSA sont globalement d'accord avec la Commission qu'il faut un système plus simple et raccourcir les délais d'approbation des nouvelles indications géographiques. Il est nécessaire aussi, pour la plupart des délégations, d'éviter de noyer le consommateur sous trop d'informations sur les caractéristiques des produits.
Des points de divergences sont apparus entre États membres. La simplification ne doit pas conduire à une dérégulation et à une baisse de l'ambition de qualité des denrées, ont mis en garde certains pays.
La Commission propose de fusionner les trois systèmes actuels (vins, spiritueux et produits agricoles et denrées alimentaires) en une structure réglementaire unique. Cette idée est accueillie avec scepticisme par plusieurs délégations (qui redoutent une perte de spécificité), de même que celle visant à fusionner les deux instruments existants, à savoir l'AOP (appellation d'origine protégée) et l'IGP (indication géographique protégée).
Le système de l'Union européenne pour l'enregistrement des « spécialités traditionnelles garanties » (STG) permet de protéger les dénominations des produits traditionnels. La Commission propose de supprimer ce système car seulement 20 dénominations ont été enregistrées depuis 1992. Or, plusieurs délégations préfèrent le garder quitte à le rendre plus efficace. Pour rappel, la Commission propose de remplacer le système actuel sur les STG en introduisant la mention « produit traditionnel » en tant que mention réservée dans les normes de commercialisation. Enfin, le CSA est quasi unanime sur le besoin de mieux faire connaître et mieux protéger les produits européens dans les pays tiers. (L.C.)