Bruxelles, 03/06/2009 (Agence Europe) - La Commission européenne a annoncé mercredi 3 juin qu'elle avait décidé de faire de 2011 l'« Année européenne du volontariat ». Elle propose d'allouer à cette fin un budget de six millions d'euros et deux millions supplémentaires aux travaux préparatoires. Le Conseil des ministres et le Parlement européen devraient, sans problème, entériner cette proposition au début de l'an prochain. Au cours des derniers Conseils Jeunesse, les États membres ont en effet montré leur intérêt pour stimuler les activités de volontariat qui encouragent la participation active des jeunes à la citoyenneté européenne. Plusieurs députés européens, dont Doris Pack (PPE-DE, allemande), ont, du côté du Parlement, manifesté leur désir de voir 2011 célébrer le volontariat en Europe.
Actuellement, des millions de citoyens de tous âges font du volontariat dans l'Union européenne et apportent une contribution à leur communauté en donnant un peu de leur temps libre à des organisations de la société civile, des associations de jeunesse, des hôpitaux, des écoles ou encore des clubs sportifs. En proposant que 2011 soit l'année du volontariat, la Commission veut mettre à l'honneur cet engagement qui est « l'expression active d'une participation civique qui consolide des valeurs européennes communes telles que la solidarité ou la cohésion sociale ». Le volontariat offre en outre à ceux qui le pratiquent des possibilités non négligeables d'acquérir des connaissances et des compétences, voire d'améliorer leur capacité d'insertion professionnelle, ce qui constitue un atout non négligeable en cette période de crise économique. Le volontariat renferme un potentiel immense, mais jusqu'ici sous-exploité, pour le développement socio-économique de l'Europe. Faire de 2011 l'Année européenne du volontariat aidera ainsi les États membres, de même que les communautés régionales et locales ainsi que la société civile, à atteindre les objectifs suivants: 1) travailler à l'instauration de conditions propices au volontariat dans l'Union européenne ; 2) donner aux organisations vouées au volontariat les moyens d'agir et améliorer la qualité de ce dernier ; 3) récompenser et reconnaître les activités de volontariat ; 4) sensibiliser l'opinion publique à la valeur et à l'utilité du volontariat.
La Commission espère que cette démarche débouchera sur un développement du volontariat et sur une meilleure appréhension de la valeur ajoutée, d'une part, et qu'elle mettra en évidence le lien entre le volontariat à l'échelon local et son importance dans le contexte plus large de l'Europe, d'autre part. L'Année européenne du volontariat devrait permettre aux volontaires et aux organisations des quatre coins de l'Europe de faire ensemble le point sur les meilleures pratiques recensées dans les États membres. Les pouvoirs publics pourront, quant à eux, obtenir de plus amples renseignements sur le volontariat et les volontaires, et faciliter cette pratique. Les citoyens européens peu sensibilisés jusqu'ici par les activités de volontariat pourront, pour leur part, en apprendre davantage et se découvrir - pourquoi pas ? - un intérêt nouveau pour ces activités. Enfin, ceux qui sont déjà volontaires devraient voir leurs efforts davantage reconnus. Pratiquement, des campagnes de sensibilisation seront organisées dans tous les États membres via des conférences, des séminaires, des échanges d'expériences et la publication de documents. Les projets organisés dans le cadre du programme européen « Jeunesse en action » et liés au volontariat seront particulièrement mis en avant, l'objectif étant de faire intervenir les parties prenantes à tous les niveaux concernés. Soucieuse de faire participer activement les acteurs aux événements qui seront organisés, la Commission a déclaré que l'Année européenne du volontariat restera la « propriété » des volontaires et des organisations de volontariat et que les activités qui seront organisées seront conçues à partir de la base. (I.L.)