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Bulletin Quotidien Europe N° 9888
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/recherche

Le stockage des déchets n'est plus un obstacle au développement du nucléaire

Bruxelles, 23/04/2009 (Agence Europe) - Les avancées en matière de recherche ont permis de régler en grande partie le problème de l'élimination et du stockage durable des déchets radioactifs, a indiqué, jeudi
16 avril, Roland Schenkel, directeur général du Centre commun de recherche (CCR) de la Commission européenne. « La recherche a permis de trouver des solutions intelligentes et efficaces pour éliminer de manière sûre tous les déchets », a-t-il déclaré, à l'occasion d'une réunion de la commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie (ITRE), du Parlement européen. Il a notamment mis en évidence la possibilité de confiner les déchets hautement radioactifs grâce aux techniques de vitrification. « Personne ne veut accueillir ces déchets dans son jardin », a-t-il toutefois déploré, constatant le très faible engouement des États membres et de leur opinions pour un tel enfouissement. « On n'a pas réussi à leur expliquer que sur le plan du génie, ces déchets peuvent être stockés pendant des milliers d'années sous terre », a déclaré M. Schenkel, félicitant au passage la Finlande qui sera le premier pays au monde à disposer d'un site géologique de stockage, aux alentours de 2020. « Avez-vous déjà entendu parler d'incidents provenant de déchets irradiés ? Non, cela n'est jamais arrivé », a-t-il poursuivi. Venu présenter aux députés les activités du CCR, M. Schenkel a évoqué les progrès réalisés dans le cadre du programme de déclassement des installations nucléaires obsolètes et de gestion des déchets nucléaires (programme D&WM) géré par le CCR. Les activités du programme se concentrent principalement sur le site d'ISPRA du CCR, en Italie, qui abrite l'essentiel des installations nucléaires à l'arrêt du CCR, tandis que les activités de déclassement sont pour l'instant relativement limitées sur les sites de Geel (Belgique), Karlsruhe (Allemagne) et Petten (Pays-Bas) où les installations nucléaires sont toujours en activité. « Le programme est difficile à gérer des points de vue du budget et du calendrier à cause des possibilités limitées du marché », a souligné M. Schenkel. C'est notamment le cas pour le programme d'Ispra dont le budget total révisé se chiffre à 676 millions d'euros, soit une augmentation de 38 millions par rapport aux prévisions. Cette augmentation est principalement due à l'allongement du programme (+ 8 ans - fin prévue en 2028), de la réponse à l'appel d'offres ou encore du coût de gestion des matières nucléaires. « Nous avons bon espoir que le gouvernement italien compensera le dépassement et qu'un accord puisse avoir lieu d'ici la fin de l'année », a indiqué M. Schenkel. Une évaluation révisée du programme D&WM aura lieu en 2011. (B.C.)

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