Bruxelles, 20/04/2009 (Agence Europe) - La Commission européenne a confirmé, lundi 20 avril, sa participation à la conférence de l'ONU contre le racisme, « Durban II », qui se tient, du 20 au 24 avril, à Genève. « La Commission assiste à la conférence en tant qu'observateur, et nous le faisons car les lignes rouges de l'UE sur les négociations du document final ont été préservées », a déclaré Christiane Hohmann, porte-parole de la commissaire aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner. « Le texte n'est pas idéal, mais c'est le résultat d'un compromis délicat », a estimé Mme Hohmann, lors d'une conférence de presse. « Plusieurs États membres ont décidé de se retirer de la conférence. Mais une grande majorité, c'est-à-dire 23 sur 27, sont toujours engagés dans le processus à Genève », a-t-elle ajouté. L'Allemagne, l'Italie, la Pologne et les Pays-Bas ne participent pas à la conférence, estimant notamment que le projet de déclaration finale ne respecte pas suffisamment les lignes rouges fixées par l'UE concernant la stigmatisation d'Israël et la diffamation des religions. « Il est essentiel de souligner qu'aucun propos diffamant sur la religion, de nature antisémite ou visant des pays ou des régions spécifiques du monde n'est inclus dans le projet de document final », a dit la porte-parole. Sans citer le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, connu pour ses dérapages antisémites, elle a estimé que la conférence risquait d'être « prise en otage par des questions complètement déconnectées du contenu et du thème de la lutte contre le racisme ». « Bien sûr, nous réagirons de façon appropriée à toute déclaration inacceptable pendant la conférence », a souligné la porte-parole. Quelques heures après ces déclarations, à Genève, les délégations des pays de l'UE quittaient la salle pendant le discours du président iranien. Dès ses premiers mots, celui-ci a en effet critiqué l'établissement d'un « gouvernement raciste » au Proche-Orient après 1945, faisant clairement allusion à Israël. (B.C.)