Bruxelles, 16/02/2009 (Agence Europe) - Réunis les 13 et 14 février à Rome sous la houlette de l'Italien Giulio Tremonti, les ministres des Finances et banquiers centraux du G-7 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) ont rejeté tout recours au protectionnisme pour conjurer la crise, réaffirmant au contraire leur engagement à agir ensemble pour soutenir la croissance et l'emploi et renforcer le secteur financier. « La stabilisation de l'économie et des marchés financiers mondiaux demeure notre plus grande priorité », souligne leur déclaration conjointe qui rappelle que leurs pays ont pris « collectivement des mesures exceptionnelles » pour lutter contre le « grave » ralentissement économique mondial actuel. Face à une crise qui « devrait persister au cours de la majeure partie de 2009 », les grands argentiers du G-7 ont réaffirmé leur engagement à ne pas prendre des mesures protectionnistes qui aggraveraient le ralentissement et à ne pas ériger de nouveaux obstacles aux échanges. Ils ont en outre réitéré leur appel à conclure le round de Doha. Dans le viseur de leurs partenaires, les États-Unis avec la clause « Buy American » envisagée dans le plan de relance du président Obama et la France avec son plan de soutien à l'industrie automobile ont tenté de les rassurer. « Destiné à soutenir une industrie, [notre] plan est ouvert à tous les joueurs qui ont besoin de ce type de financement et n'est pas assorti de conditions de nature à entraîner un protectionnisme », réaffirmait dimanche la ministre française Christine Lagarde. Le secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner a quant à lui souligné « l'impératif commun » de garantir un système commercial ouvert. Préparatoire au sommet du G-20 du 2 avril à Londres, le G-7 « Finances » de Rome a aussi réaffirmé la nécessité de « réformes urgentes » pour le système financier international et souligné à cet égard le rôle « crucial » du FMI. Les ministres ont chargé leurs services de préparer dans les 4 prochains mois un rapport sur le développement d'une « palette commune » de principes et normes sur la propriété, l'intégrité et la transparence de l'activité économique et financière internationale. M. Tremonti a évoqué l'idée d'un « étalon légal » pour ces normes. (E.H.)