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Bulletin Quotidien Europe N° 9841
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) pe/Économie

Répondre ensemble à la crise, sans perdre de vue les règles du marché unique et la stabilité à long terme

Bruxelles, 16/02/2009 (Agence Europe) - Réunis à Bruxelles lundi 16 et mardi 17 février, députés européens et nationaux des 27 États membres ont entamé une réflexion sur « un new deal pour la reprise économique de l'Europe ». Ces deux journées d'échanges sont coprésidées par Hans-Gert Pöttering et ses homologues du parlement tchèque.

Il ne faut pas croire que le protectionnisme ou « la vision napoléonienne de certains hommes politiques » nous sortiront de la crise actuelle, a souligné Pøemysl Sobotka, président du Sénat tchèque (ODS). Confirmant le besoin de coordination à l'échelle européenne, son collègue de la Chambre des députés tchèques, Miloslav Vlèek (CCSD), a jugé lui aussi que « la profondeur de la crise et les liens mutuels des économies condamnent les solutions limitées aux frontières des États membres à l'insuccès ». La crise est un moment où toute la famille européenne doit rechercher la cohésion, « c'est un test », car « chaque pays seul est trop faible pour résoudre la crise ».

L'UE est relativement bien préparée à faire face à cette crise globale, mais le financement pose toujours des problèmes dans l'immédiat, a souligné Joaquín Almunia. Or, « si les marchés du crédit ne fonctionnent pas normalement les politiques monétaires, les encouragements budgétaires seront vains ». Il nous faut coordonner nos actions au plan global et l'Europe devra apporter une contribution décisive aux travaux du G20 et au-delà lors des réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) à Washington, a ajouté le commissaire aux Affaires économiques et monétaires, appelant lui aussi à « éviter le protectionnisme ».

Si le débat a tendance à se concentrer sur le court terme, il ne faut pas oublier nos orientations à moyen terme, a renchéri Jean-Claude Trichet. Le président de la Banque centrale européenne (BCE) souhaite « concevoir une politique qui ne serait pas un retour au statu quo ante ». Les politiques budgétaires ne doivent « pas seulement stimuler la demande à court terme, mais encourager les adaptations structurelles à long terme », insiste-t-il, en plaidant aussi pour une réglementation plus stricte du secteur financier et un suivi accru des déséquilibres mondiaux. Nous nous sommes trop longtemps concentrés uniquement sur les économies émergentes, mais « les économies des pays industrialisés doivent aussi être surveillées », de façon « très stricte », recommande M. Trichet. L'Europe peut, selon lui, jouer un rôle directeur sur ce point.

Pour Klaus-Heiner Lehne (PPE-DE, allemand), rapporteur avec Edit Herczog (PSE, hongroise) sur la stratégie de Lisbonne, un new deal ne signifie pas que nous devons revenir à l'époque précédant le marché unique. Il ne faut pas de protectionnisme, pas d'endettement important des États membres, mais des réponses pragmatiques et adéquates. Ces réponses doivent « mettre l'accent sur les citoyens », a encouragé Mme. Herczog, qui souligne le défi humain que constitue la crise. (A.B.)

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