Quelle surprise, en ouvrant le magazine de mode Marie Claire (édition néerlandophone de ce mois de janvier 2009), de découvrir, sous un jour moins connu, la commissaire européenne à la Concurrence, Neelie Kroes, posant avec sa garde rapprochée de jeunes femmes managers ! Toutes plus fières et ravies les unes que les autres de travailler pour la commissaire dont elles vantent « l'excellence dans la prise de décision, la très forte personnalité, l'empathie et l'humanité ». On y apprend que Neelie Kroes s'est faite le chantre, à l'instar de son président José Manuel Barroso, de l'égalité des chances et de la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle ! On découvre l'attention extrême qu'elle porte à son look, quelque peu coulé dans le moule des feuilletons américains. Neelie Kroes serait même un exemple pour toutes les femmes, affirme son équipe féminine, car « elle montre que l'on peut garder sa féminité tout en occupant une position très importante ». On ne peut qu'applaudir à tant d'élégance et de charisme. Pourtant une Neelie peut en cacher une autre… Femme d'affaires au caractère bien trempé, Neelie Kroes est arrivée il y a quatre ans à Bruxelles, précédée du surnom de « nickel Neelie » qui lui a été donné aux Pays-Bas à cause de sa réputation d'extrême dureté dans les affaires, de quoi faire trembler les meilleurs. D'aucuns l'ont appris à leurs dépens ! « Embêtante et casse-pieds » au travail, Neelie Kroes reconnaît: « je le suis peut-être », mais souligne que ce qui vaut pour les femmes vaut aussi pour les hommes, et vice versa: « Il y a des hommes qui sont adorables, il y a des chiffes molles et il y a des personnes dures, et cela vaut aussi pour les femmes ! ». Femme de pouvoir, femme d'ouverture aux autres… Une chose est sûre: « nickel Neelie » sait se vendre dans les médias people. Pour mieux rebondir lors de son départ de la Commission européenne ? Ou pour mieux y rester ? L'avenir nous le dira. À 67 ans, Neelie Kroes ne veut pas entendre parler de retraite ! « Très peu pour moi », dit-elle, en ajoutant qu'elle « espère rester très active encore longtemps et ne jamais s'arrêter de réfléchir ». À bon entendeur ! (G.B.)