Bruxelles, 28/01/2009 (Agence Europe) - L'Union européenne a du mal à s'entendre sur la nomination du remplaçant de l'actuel directeur de l'Office européen de police (Europol), l'Allemand Max-Peter Ratzel, qui quittera ses fonctions à la mi-avril, après avoir annoncé qu'il ne serait pas candidat à sa succession. Les représentants permanents de l'UE ont en effet eu, mercredi 28 janvier, un débat « difficile » sur le choix du futur directeur d'Europol. Deux candidats seraient encore en lice pour occuper le poste vacant. Le premier est le Britannique Rob Wainwright, directeur de la division internationale de l'agence de répression de la grande criminalité organisée (Serious Organised Crime Agency). Le second est le Hongrois Ferenc Banfi, actuel chef de la mission de l'UE à la frontière entre la Moldavie et l'Ukraine (EUBAM). Comme prévu par l'actuel traité, le Conseil devra trancher à l'unanimité en faveur de l'un de ces deux prétendants. « Même s'il était plutôt technique, le débat entre les ambassadeurs s'est révélé assez difficile », a indiqué un diplomate, à l'issue d'une réunion restreinte. Chacun soutient son propre candidat et des coalitions commencent à se former, à commencer par les pays de l'Europe centrale et orientale qui soutiennent la candidature de M. Banfi, a-t-il poursuivi. « Une bataille n'est pas la meilleure des choses surtout dans le contexte de la réforme prochaine d'Europol », a conclu le diplomate, rappelant que l'Office deviendra en 2010 une agence de l'Union disposant par ailleurs de prérogatives accrues en matière de criminalité transfrontalière. Les ministres de l'Intérieur devraient se saisir du sujet lors de leur déjeuner, qui aura lieu le 26 février à Bruxelles. (B.C.)