Bruxelles, 01/07/2008 (Agence Europe) - A la veille de la Présidence française du Conseil de l'UE, lundi 30 juin, le land du Bade-Wurtemberg, la région Alsace et la fondation Hans Seidel ont organisé un débat public devant une très nombreuse assistance. Y ont notamment participé le président du groupe PPE-DE, Joseph Daul et les démocrates-chrétiens allemands Markus Ferber et Rainer Wieland. La discusssion a surtout porté sur l'impact du vote irlandais sur la Présidence française et la manière de clore la crise institutionnelle. Le président de la région Alsace a souligné la nécessité de « donner du sens à l'Europe ». « On ne fait pas le marché pour le marché. On ne fait pas la concurrence pour la concurrence », a notamment dit Adrien Zeller en estimant qu'il faut remettre les valeurs au cœur du projet européen et permettre aux citoyens d'être fiers de leurs institutions. La présidente du Mouvement européen-France a dit qu'il n'y avait justement pas de quoi être fier du Conseil européen. Pour Sylvie Goulard, il est essentiel que « l'acte fondateur de la démocratie, le consentement à l'impôt » soit enfin pris dans le cadre d'une discussion au Parlement européen, en lieu et place des décisions intergouvernementales du Conseil européen (elle a utilisé l'expression « petits trafics »). D'une certaine façon, le non irlandais a du bon puisqu'il a permis d'éviter que le Conseil européen « sorte d'un chapeau, sans débat public, toute une série de noms », a-t-elle dit en référence aux désignations du président du Conseil européen, de la Commission européenne et au Haut représentant. Mme Goulard a enfin plaidé pour un débat sur les frontières de l'Europe. Le Conseil européen doit cesser de décider des adhésions « en catimini », a-t-elle dit. « Beaucoup de citoyens et de citoyennes se demandent ce que l'Europe leur apporte concrètement », a observé la sociale-démocrate allemande Evelyne Gebhardt en plaidant pour le développement de l'Europe sociale. A l'instar d'autres orateurs, elle a souligné que la Présidence française a la responsabilité de refermer la parenthèse institutionnelle pour que l'Europe puisse continuer à avancer. De nombreux orateurs ont enfin insisté sur l'importance du dialogue et de la coopération entre la France et l'Allemagne, condition première, à leurs yeux, de la réussite de la Présidence française. (O.J.)