Bruxelles, 24/06/2008 (Agence Europe) - L'excellente coopération entre le Comité des Régions (CdR) et le Comité économique et social européen (CESE) a été mise en exergue lors de la session plénière du CdR mercredi 18 juin à Bruxelles par leurs présidents respectifs, Luc Van den Brande et Dimitris Dimitriadis.
« Nous sommes des organisations sœurs. Vous représentez les villes et les régions, nous la société civile organisée », a déclaré Dimitris Dimitriadis devant la plénière, en remerciant Luc Van den Brande, mais aussi son prédécesseur, Michel Delebarre, de lui avoir « toujours ouvert la porte du CdR ». Pour M. Dimitriadis, les deux assemblées doivent coopérer car, « en l'absence de coopération, il n'y aura pas d'Europe ». Le président du CESE a constaté le manque de connaissance de l'histoire européenne des générations futures. Il a souligné l'importance de construire une Europe à visage humain et de préparer les nouvelles générations à mieux connaître l'Europe.
La question qui préoccupait les intervenants lors du débat en plénière était le « non » irlandais au Traité de Lisbonne et les conséquences pour les deux assemblées d'un échec de la ratification dudit Traité. « Le CdR et le CESE sont-ils en danger si le Traité ne passe pas », s'est interrogé Konstantinos Tatsis (PPE, Grèce). « Comment allez-vous coopérer pour reconstruire notre vision de l'Europe ? Coopérer est vital pour que la paix et la sécurité soient proches des citoyens », a noté Dave Quayle (PSE, Royaume-Uni). « Nos rôles sont complémentaires dans la grande architecture du projet européen. Il faut respecter nos électeurs », a martelé Flo Clucas (ALDE, Royaume-Uni). Seamus Murray (UEN-AE, Irlande) a une nouvelle fois souligné la déception de tous les membres de la délégation irlandaise après le référendum irlandais. « Nous n'avons pas tourné le dos à l'Europe. Nous voulons avoir la possibilité de réfléchir pour l'Irlande et pour l'Europe. La décision a été démocratiquement arrêtée par le peuple irlandais. Ce qu'il faut essayer de faire, c'est tracer un cap pour l'avenir ».
Répondant à ces préoccupations, Dimitris Dimitriadis a déclaré: « Il faut être honnêtes entre nous. Si cette question avait été soumise à référendum en Grèce, je crois que la majorité se serait opposée au Traité de Lisbonne parce que les Grecs ont d'autres priorités dans leur vie quotidienne que celles du Traité ». Et d'ajouter qu'on pourrait voter contre le Traité pour des raisons d'inflation, par exemple. La raison en est qu'« on ne connaît pas l'Europe et que l'on ne s'intéresse pas à ce qui se passe à Bruxelles ». C'est pourquoi le président Dimitriadis a insisté, en conclusion, pour que la coopération CESE/CDR se poursuive. (G.B.)