Bruxelles, 16/05/2008 (Agence Europe) - Au terme de la 7ème session de négociations pour un accord bilatéral de libre-échange UE/Corée du Sud, du 12 au 15 mai à Bruxelles, les négociateurs ont convenu d'accélérer leurs discussions en vue de les conclure avant fin 2008. Si les discussions ont couvert un large éventail des questions les plus délicates à résoudre, les barrières non tarifaires et les règles d'origine, les parties n'ont pas fait part d'une percée significative. « Les deux parties sont convaincues que, sur la base du progrès accompli pendant ce tour de table, il est faisable et désirable de conclure les négociations en 2008 », a déclaré à la presse le négociateur en chef européen, Ignacio Garcia Bercero. « Les deux parties conviennent d'accélérer le processus afin de conclure l'accord dès que possible ». Dans un communiqué, la Commission européenne assure que les parties vont poursuivre leurs contacts à des niveaux divers, y compris une réunion entre le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson et le ministre sud-coréen du Commerce, Kim Jong-hoon. « Le moment choisi pour la prochaine session de négociation n'est pas confirmé. Cependant, les deux parties ont accepté de la programmer une fois qu'elles sont prêtes à conclure », précise-t-elle. La Commission résume les résultats suivants: - les parties ont accompli de nouveaux progrès sur les questions des obstacles au commerce « derrière les frontières », comme les normes et les certifications dans certains secteurs. En outre, la Corée du Sud s'est déclarée prête à envisager une protection renforcée pour les indications géographiques ; - la Corée du Sud a profité de ce tour de table pour soulever la question des règles d'origine de l'UE qui régissent l'importation sur le marché communautaire de marchandises produites dans plus d'un pays. Les parties sont parvenues à un meilleur niveau de compréhension de leurs positions respectives, et l'UE à l'intention de présenter une proposition de compromis à la Corée du Sud ; - l'épineuse question des tarifs pour les produits industriels (y compris les véhicules de tourisme), et les barrières non tarifaires sur les véhicules à moteur ont été discutées au niveau des négociateurs en chef. L'écart entre les positions reste le même, mais les deux parties reconnaissent la nécessité de parvenir à un commun accord. (E.H.)