Bruxelles, 14/02/2008 (Agence Europe) - La Suisse poursuit des démarches internes visant à permettre la participation de ses garde-frontières aux patrouilles coordonnées par Frontex. Le gouvernement suisse a transmis, mercredi 13 février, à son parlement le message visant à reprendre deux règlements de l'Union européenne pour freiner les migrations illégales. Les deux textes transmis par le gouvernement portent sur la participation de la Suisse à l'Agence européenne pour les frontières extérieures (Frontex) et aux équipes d'intervention rapide aux frontières (Rabit). Concrètement, cela donnerait à Frontex la possibilité de requérir l'engagement de garde-frontières suisses dans le cadre de missions de durée limitée, a indiqué, dans un communiqué, la mission de la Suisse auprès de l'UE. La Confédération pourra néanmoins refuser son soutien en fonction de l'engagement prévu. Les coûts d'une participation de la Suisse à Frontex devraient avoisiner les 1,4 million d'euros par an. Le parlement doit encore donner son feu vert à ce dossier (cet été). Les procédures passent par l'élaboration d'un arrêté, soumis à référendum facultatif. Une non-participation de la Suisse à Frontex pourrait conduire à une suspension, voire à une dénonciation de l'accord de Schengen et de la convention de Dublin. L'accord bilatéral Schengen/Dublin sera formellement mis en application le 1er novembre 2008. Des missions d'évaluation de l'UE débuteront en Suisse le 9 mars prochain. Ces missions examineront l'adaptation des lois aux dispositions relatives à la protection des données en vigueur dans l'espace Schengen, la coopération policière, le domaine des visas et la question de la sécurité dans les aéroports. (B.C.)