Bruxelles, 08/02/2008 (Agence Europe) - Le Conseil Ecofin finalisera, mardi 12 février, sa contribution au Conseil européen des 13 et 14 mars prochains sur les sujets économiques et financiers. Au document discuté lors de la dernière réunion (EUROPE n° 9584) s'ajoute maintenant un avis sur la proposition de la Commission pour un programme communautaire de Lisbonne, destiné à compléter les mesures prises au niveau national. En outre, un des changements apportés à la précédente version du « key issues paper » porte sur la partie consacrée à l'Union économique et monétaire (UEM). Il y est désormais fait mention de l'accord de l'Eurogroupe, en avril 2007, invitant les Etats membres de la zone euro à profiter des conditions économiques favorables pour parvenir à leur objectif à moyen terme (OMT) en 2008 ou 2009 et, quoi qu'il en soit, en 2010 au plus tard.
Parmi les sujets prioritaires pour le programme communautaire de Lisbonne (PCL), le Conseil Ecofin est d'avis que la Communauté doit renouveler son agenda social et améliorer sa capacité à anticiper les évolutions du marché du travail et les besoins en compétence dans toute l'UE. Selon le texte qui sera entériné, il est nécessaire, lors de l'élaboration des politiques migratoires et dans le cadre de la coopération entre Etats membres sur l'immigration légale et illégale, de prendre en compte les répercussions pour les autres pays et les dimensions économiques et budgétaires.
Pour les ministres des Finances des Vingt-sept, les mesures contenues dans la prochaine proposition de « Small Business Act » à l'européenne devraient se concentrer sur l'élaboration de bonnes conditions générales (voir autre nouvelle). Celles-ci devront, selon eux, garantir un meilleur accès aux marchés publics, renforcer les principes en matière d'amélioration de la législation et recenser les obstacles à la croissance des PME et à leur participation au marché unique et aux marchés internationaux. Le Conseil Ecofin convient aussi de réaliser un examen spécifique de l'acquis communautaire du point de vue des PME et d'introduire, lorsque cela se justifie, des exemptions relatives aux exigences administratives prévues par la législation communautaire.
La Communauté devrait renforcer le marché unique et la concurrence, en recourant à des instruments politiques plus souples et en améliorant la mise en œuvre de l'exécution. En matière d'énergie et de climat, l'impact des mesures de l'UE sur les industries à haute intensité énergétique et exposées à la concurrence internationale devrait être pris en compte et examiné plus en détail, recommande également le Conseil. Du point de vue commercial, il convient d'agir pour une ouverture croissante des marchés, qui devrait conduire à des avantages réciproques. Il faudrait enfin développer pleinement le potentiel du Conseil économique transatlantique et créer, avec les autres principaux partenaires commerciaux, un espace commun régi par des dispositions réglementaires et des normes compatibles. (A.B.)