Bruxelles, 08/02/2008 (Agence Europe) - Des ministres des Affaires étrangères de l'UE et de pays membres de la Ligue arabe se retrouvent, lundi 11 février en fin de journée et mardi 12 février à Malte, pour des échanges de vues sur la situation au Moyen-Orient (Palestine, Liban et Syrie) et en Irak, et pour amorcer un dialogue culturel entre les deux groupes de pays.
Du côté européen, la Présidence slovène du Conseil de l'UE, le Haut représentant de l'UE pour la PESC, Javier Solana, la commissaire aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner et un nombre non encore définitif de ministres des Etats membres seront présents. Du côté arabe, le secrétaire général de la Ligue arabe et le chef de la diplomatie saoudienne, pays assurant la présidence en exercice de l'organisation panarabe, sont attendus, ainsi que des ministres, dont celui d'Egypte. La présence de ce dernier est annoncée malgré le petit « coup de froid » qui a affecté les relations de ce pays avec l'UE après l'adoption, par le Parlement européen, d'une résolution critique sur les droits de l'Homme dans ce pays (EUROPE n° 9591).
En plus des échanges de vues sur les sujets politiques d'importance capitale, les participants évoqueront aussi l'avenir des relations entre l'UE et le Monde arabe. Malte presse les autres Etats membres de l'UE d'accepter une relance de ces relations. Mais l'expérience non aboutie du dialogue euro-arabe structuré entre 1975 et 1981 n'incite pas à reprendre une formule qui n'a pas prouvé sa validité tant est grande la diversité entre les partenaires arabes. Pour le secrétariat de la Ligue arabe, l'absence d'Israël à une telle concertation sur le Moyen-Orient est un atout majeur pour asseoir des relations voulues ambitieuses avec l'Europe. Nous acceptons toutes formes de concertations, mais le dialogue EuroMed (processus de Barcelone) demeure le point central de nos relations, précise Christina Gallach, la porte-parole de M. Solana. Aussi bien du côté de M. Solana que de la Commission, on affirme qu'aucune structuration de ce dialogue n'est envisageable. (F.B.)