Bruxelles, 08/02/2008 (Agence Europe) - Dans un communiqué publié jeudi 7 février, la Présidence slovène du Conseil de l'UE « condamne le recours croissant aux condamnations à mort et aux exécutions en République islamique d'Iran ». Elle se dit particulièrement préoccupée par la menace d'exécution imminente qui pèse sur Mme Zohreh Kabiri, Mme Azar Kabiri et M. Abdollah Farivar, condamnés à la mort par lapidation, en dépit d'un moratoire sur ce type de châtiment dont l'UE avait été informée par l'Iran en 2003. L'UE appelle Téhéran à mettre fin « immédiatement, en droit comme en pratique » à cette méthode d'exécution, ainsi qu'à « abolir la peine de mort, si nécessaire en instaurant dans un premier temps un moratoire sur les exécutions ».
Par ailleurs, dans une autre déclaration du même jour, l'UE se déclare « vivement préoccupée » par la dégradation de la situation des minorités ethniques et religieuses en Iran, et en particulier des bahaïs. Cinquante-quatre bahaïs auraient été condamnés par un tribunal de Chiraz pour « propagande contre le régime ». Trois des bahaïs reconnus coupables ont été condamnés à une peine de quatre ans d'emprisonnement et les cinquante et un autres à une peine d'un an d'emprisonnement avec sursis. (A.B.)