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Bulletin Quotidien Europe N° 9598
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/traite de lisbonne

L'UE salue le vote français - Barroso: « Une ratification parlementaire n'est pas moins démocratique qu'un référendum »

Bruxelles, 08/02/2008 (Agence Europe) - La Présidence slovène de l'UE s'est félicitée de la ratification du Traité de Lisbonne par la France, intervenue dans la nuit de jeudi à vendredi (8 février). La ratification française est un pas important vers l'entrée en vigueur, le 1er janvier 2009, du nouveau traité qui « garantira une Union européenne plus démocratique et plus efficace », affirme-t-elle dans un communiqué de presse. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, s'est également réjoui du vote français. « L'adoption par l'Assemblée nationale puis le Sénat français du Traité de Lisbonne est un signe fort de la volonté de modernisation des institutions européennes pour un fonctionnement plus efficace et transparent de l'Union européenne », a déclaré M. Barroso pour qui « la France exprime par cette décision son désir de pourvoir l'Europe du 21ème siècle d'institutions à la hauteur des défis de la mondialisation ». En étant parmi les premiers pays à avoir ratifié le nouveau traité (la France est le cinquième Etat membre à le faire), « la France confirme également sa volonté d'engagement au premier plan européen », affirme encore M. Barroso dans un communiqué. En raison de « la signification spéciale » du vote français, le président de la Commission a même décidé de convoquer un point de presse vendredi au siège de la Commission. L'événement est spécial car « la France a été à l'origine du problème (suite au rejet, en mai 2005, du projet de Constitution européenne par le peuple français) et elle a été à l'origine de la solution du problème institutionnel, avec la proposition du président Sarkozy en faveur d'un traité simplifié », a commenté M. Barroso. Il est important que la France ait achevé le processus de ratification avant le début de sa Présidence de l'UE au second semestre 2008, a aussi estimé le président de la Commission qui s'est dit par ailleurs en phase avec les « grandes lignes » du programme de la future Présidence de l'UE.

Interrogé par la presse sur le fait que le peuple français n'ait pas eu l'occasion de s'exprimer une deuxième fois par référendum sur le nouveau traité de l'UE, M. Barroso s'est insurgé. D'abord, a-t-il dit, c'est aux Etats membres de décider par quelle voie ils veulent ratifier le traité. Ensuite, affirmer ou laisser entendre qu'une ratification parlementaire serait moins démocratique qu'une ratification par référendum est « inacceptable » et « antidémocratique » car cela mettrait en cause les structures fondamentales de l'Etat de droit. Le parlement n'est pas une institution de second choix de la démocratie, « c'est le centre », a insisté M. Barroso.

Entre-temps, en Slovaquie, la ratification parlementaire du Traité de Lisbonne a été reportée pour la troisième fois pour une durée indéterminée, en raison d'un différend interne entre les partis du gouvernement de Robert Fico et les députés de l'opposition à propos d'un projet de loi sur les médias.

En Irlande, où un référendum sera organisé (très probablement avant l'été), le dirigeant du parti travailliste, Eamon Gilmore TD, a lancé un appel à tous les partis de la gauche irlandaise les invitant à voter en faveur du nouveau traité. (H.B.)

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