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Bulletin Quotidien Europe N° 9546
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/alimentation

Demande pour protéger et valoriser le sel de mer récolté à la main

Bruxelles, 19/11/2007 (Agence Europe) - Présents à Bruxelles les 15 et 16 novembre, les représentants de la Fédération européenne des producteurs de sel marin récolté manuellement ont expliqué leur combat pour obtenir la protection des sels marins récoltés à la main en tant qu'indications géographiques. Cette fédération demande aussi que la fleur de sel soit inscrite dans le registre communautaire des spécialités traditionnelles garanties.

Créée en juillet dernier à Nantes (France), la Fédération européenne des producteurs de sel marin récolté manuellement regrette qu'à l'heure actuelle le sel marin récolté à la main et la fleur de sel ne puissent pas bénéficier d'une protection au niveau communautaire. En effet, ces produits ne sont pas inclus dans la liste des produits couverts par les règlements européens en matière d'appellation d'origine protégée (AOP) et d'indication géographique protégée (IGP) (510/2006) et de spécialité traditionnelle garantie (STG) (règlement 509/2006).

Or, cette protection est essentielle compte tenu des problèmes de contrefaçon qui se développent sur le marché intérieur. « Nos différents sels marins sont des produits de qualité qui ont une histoire et des caractéristiques propres ainsi qu'un lien très fort avec le territoire duquel ils proviennent. A ce titre, ils remplissent les conditions d'une protection au niveau européen », affirme Michel Coquard, le président de la Fédération européenne des producteurs de sel marin récolté manuellement. Ainsi, les deux objectifs concrets de cette fédération sont les suivants: - obtenir la protection et la valorisation des différents sels marins récoltés à la main et de leurs caractéristiques respectives. Pour cela, une demande a été déposée auprès de la DG Agriculture de la Commission afin que le sel marin récolté manuellement puisse être éligible à la protection, au niveau communautaire, en tant qu'AOP ou IGP ; - obtenir une définition européenne du terme « fleur de sel » et la protection de cette technique de récolte traditionnelle et spécifique. La requête va être déposée dans les prochaines semaines.

La Fédération s'inquiète de la volonté de la DG Agriculture de traiter ses demandes dans le cadre très général de la révision de la politique de qualité qui doit donner lieu à la publication, en octobre 2008, d'un Livre vert. « Nous souhaitons que la Commission utilise sans attendre les procédures lui permettant de proposer l'insertion de nouveaux produits dans les annexes des règlements 509 et 510 de 2006. Nous ne pouvons pas attendre les propositions générales sur l'avenir de la politique de qualité qui risquent de n'être présentées que dans 2 ou 3 ans au mieux. Il faut que nous puissions protéger et valoriser nos produits ; ils jouent un rôle important au niveau local, tant sur le plan économique et social que sur celui de la protection des savoir-faire, de l'environnement et de la biodiversité. L'UE dispose de formidables outils pour le faire ; nous voulons simplement pouvoir en bénéficier », conclut M. Coquard. (L.C.)

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