Strasbourg, 26/10/2007 (Agence Europe) - Le Parlement européen n'engloutira en 2008 que 19,87% des dépenses administratives de toutes les institutions de l'UE. Il confirme ainsi son entêtement à rester en dessous du plafond qu'il s'est lui-même imposé de 20% de la rubrique 5 des dépenses administratives. Le Parlement européen prévoit pour 2008 une enveloppe de dépenses de 1,452 milliard d'euros.
En adoptant, le 25 octobre, le rapport de Ville Itälä (PPE-DE, finlandais) avec 499 voix pour, 24 contre et 42 abstentions, le PE rappelle que 2008 sera la dernière année pleine de la législature en cours et la dernière année avant l'entrée en vigueur du nouveau statut des députés. Il considère qu'il convient d'en tenir compte, eu égard aux besoins financiers à venir (le PE devra en effet « payer » le statut de ses membres).
Pour la première fois, le PE prévoit des mesures très écologistes: - il encourage le personnel des institutions européennes à utiliser les transports publics ou, dans des conditions de sécurité, la bicyclette ; - il demande à l'administration de renouveler son parc automobile, en achetant ou en louant des véhicules - tels que des voitures hybrides - qui polluent moins que les véhicules actuels ; - l'administration est invitée à présenter un plan d'action visant à réduire et à compenser les émissions de CO2 causées par les activités du Parlement (surtout en ce qui concerne les déplacements et les bâtiments) et à réduire l'utilisation d'eau, de papier et d'autres ressources ; - l'administration est invitée à présenter un rapport d'experts sur l'utilisation possible, sur les toits et les murs des bâtiments du Parlement, de panneaux photovoltaïques ou solaires pour la production d'énergie. Le PE préconise aussi la diminution du nombre des missions du personnel et conseille au personnel, lors de ses déplacements entre les trois lieux de travail, d'utiliser les moyens les plus respectueux de l'environnement.
Dans ce contexte, le PE estime que les présidences du Parlement et du Conseil devraient prendre en compte l'opinion des citoyens européens en ce qui concerne la dispersion géographique du Parlement entre les trois lieux de travail ainsi que les coûts et les conséquences environnementales qui en résultent. Par ailleurs, il note que, parfois, les institutions ont été contraintes d'acheter ou de louer des biens immobiliers à un prix qui, à première vue, semblait supérieur au prix du marché. Il reconnaît la nécessité de créer, au sein de l'actuelle bibliothèque du Parlement, un service d'analyse pour les députés chargé de produire des analyses liées à leur activité parlementaire. Le PE souligne que, aux alentours des locaux du Parlement à Bruxelles, la sécurité des députés et du personnel « n'est pas bien assurée après les heures de travail normales ». Les autorités belges sont invitées à « améliorer la situation ». Enfin, le PE prend note de la proposition faite par le Bureau d'allouer 100.000 euros à la fondation « Sakharov » (subvention pour des activités dans le domaine des droits de l'homme). Mais il promet de vérifier si l'octroi d'une subvention à la fondation Sakharov de Moscou « est conforme aux dispositions du règlement financier ». (L.C.)