Helsinki, 11/09/2006 (Agence Europe) - A l'issue de la première journée du sixième sommet de l'ASEM (voir autre nouvelle), le Premier ministre finlandais n'était pas satisfait des explications de la délégation birmane sur la démocratie dans son pays. Le ministre des Affaires étrangères U Nyan Win, qui conduit la délégation de Rangoon à Helsinki, a expliqué ce qui se passe en Birmanie, mais « pour nous cela ne suffit pas, et nous attendons des décisions concrètes », a lancé Matti Vanhanen dans la nuit du 10 septembre, lors d'une conférence de presse. M. Nyan Win « n'a pas fait de promesses » et nous n'avons « pas été satisfaits de sa réponse », a ajouté M. Vanhanen, qui toutefois exclut pour l'instant de renforcer les sanctions contre Rangoon. Malgré l'interdiction de visa décidée par l'UE à l'encontre des dirigeants de la junte militaire, M. Nyan Win a pu se rendre à Helsinki, car il est possible de faire une exception lorsqu'on a une possibilité de discuter l'évolution des droits de l'Homme et de la démocratie en Birmanie, avait expliqué plus tôt le sous-secrétaire d'Etat finlandais Markus Lyra. Les Européens ont une fois de plus pressé le régime birman d'entamer un véritable processus de réconciliation impliquant tous les partis politiques et ont appelé à la libération de tous les prisonniers politiques, parmi lesquels Daw Aung San Suu Kyi, leader de la Ligue nationale pour la démocratie (NLD), Prix Nobel de la paix et Prix Sakharov du Parlement européen.
Le premier jour du sommet, une Troïka européenne composée de Markus Lyra, de James Moran, Directeur pour l'Asie à la Commission européenne, et de Peter Christian Hauswedell, du ministère allemand des Affaires étrangères, avait rappelé aux dirigeants birmans les exigences européennes. La situation dans le pays reste « très préoccupante », a conclu M. Vanhanen.